La direction que prend ce gouvernement en singeant la ligne politique des néoconservateurs américains constitue un tournant majeur pour notre Nation. Que le peuple de France ne se trompe pas ! Ces décisions extrêmement graves pour notre pays ne sont pas la garantie de nous préserver de tout acte de terrorisme mais sont l’expression même d’un terrorisme d’État !

Un contrat a été signé entre la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI) et la société américaine Palantir. Grâce à ce lien, la DGSI utilisera une technologie qui n’en sera pas forcément le propriétaire pour surveiller les réseaux sociaux.

La start-up, dont sa valeur est estimée à quelque 20 milliards de dollars, est financée par un fonds d’investissement de la CIA (Central Intelligence Agency), va fournir au renseignement intérieur français la technologie nécessaire pour « extraire, recouper et décrypter les précieuses données informatiques permettant d’identifier et de remonter les réseaux terroristes ».

Des algorithmes qui pourront aussi permettre une surveillance de masse, notamment sur les réseaux sociaux.

Ce recueil de données de renseignement délégué à une société étrangère suscite de sérieuses interrogations :

Qui garantira que Palantir se contentera uniquement de collecter des données pour la DGSI ? Qui pourra assurer que ces données ne seront pas transmises à la CIA alors qu’elle se trouve être l’une des actionnaires ?

Il est à noter qu’il existe des ramifications reliant le fonds d’investissement de la CIA à d’autres sociétés telles que Google Earth ou Facebook ce qui constituent un intérêt majeur de collecte de données pour l’agence de renseignements américaine ?

Dans ce contexte de surveillance de masse, on apprend également que récemment la Commission Nationale de Contrôle des Techniques de Renseignement (CNCTR) a présenté son premier rapport d’activité dans lequel, la CNTRC indiquait que quelques 20 282 personnes ont été espionnées sur le territoire français entre le 3 octobre 2015 et le 2 octobre dernier.

Créée en octobre 2015 en marge de la loi sur le Renseignement pour contrôler les activités de surveillance des services français, cet organe ne délivre qu’un avis consultatif. Elle est composée de 17 membres, dont trois ingénieurs, et présidée par Francis Delon, un proche de François Hollande.

Cette surveillance de masse est passée par l’emploi de la technique la moins intrusive, à savoir l’obtention des facturations détaillées de la personne ciblée jusqu’à des moyens plus lourds, telles que la sonorisation ou l’installation de moyens vidéo dans les domiciles en passant par les interceptions de sécurité, la géolocalisation, l’accès en temps réel aux données de connexion ou encore l’emploi des « Imsi catchers » permettant de siphonner à distance les données de connexion des téléphones mobiles.

Les algorithmes, c’est-à-dire la « boîte noire » tant contestée et censée assurer un recueil massif de données, ne devraient être mis en œuvre qu’au printemps prochain. « Pour l’heure, ils n’ont pas pu être mis en place pour des raisons de moyens techniques », précise-t-on à la CNCTR.

Le rapport de la CNCTR révèle que « 9 624 personnes, soit 47 % du total, ont été surveillées au titre de la prévention du terrorisme » et que 5 848 autres, soit 29 % du total, ont été ciblées dans des dossiers de lutte contre la criminalité organisée ainsi que « la prévention de violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique ».

Justice verrouillée, libertés cadenassées, surveillance de masse généralisée,… le Patriot Act à la française est bel et bien en vigueur !