Hier à Toulouse, c'était une livraison historique qu'organisait Airbus. En effet, l'avionneur toulousain a remis à IranAir le premier des 100 appareils que la compagnie aérienne de Téhéran a commandé.

Airbus a livré ce mercredi à Iran Air, lors d’une cérémonie à Toulouse, le premier avion d’une commande de 100 finalisée après l’accord sur le nucléaire avec les grandes puissances occidentales allégeant l’embargo économique contre ce pays.

La livraison de l'A321 s’est déroulée sur le site de l’avionneur européen en présence du PDG de la compagnie nationale iranienne, Farhad Parvaresh, et de celui du groupe Airbus, Tom Enders.

« Pour les relations entre l’Iran et l’Union européenne c’est un nouveau chapitre magnifique et un grand jour », a déclaré M. Parvaresh se félicitant que la « distance causée par des adversités politiques ait été réduite par l’énorme travail » des négociateurs internationaux.

Le PDG de la division aviation commerciale d’Airbus, Fabrice Brégier, a estimé que cette livraison marquait « la renaissance de l’aviation d’Iran Air » et constituait « un des développements les plus importants de l’industrie (aéronautique) depuis bien des années ».

Iran Air avait conclu le 22 décembre une commande ferme de 100 appareils du constructeur Airbus pour un montant d’environ 20 milliards de dollars au prix catalogue.

La commande, qui fait suite à un engagement signé en janvier 2016 à Paris, couvre 46 moyen-courriers A320, 38 long-courriers A330 et 16 A350.

Feu vert des États-Unis

Iran Air et l’avionneur américain Boeing avaient également signé le 11 décembre à Téhéran leur plus gros contrat depuis près de 40 ans, portant sur l’achat de 80 appareils destinés à remplacer une flotte iranienne vieillissante. Ce contrat a une valeur de 16,6 milliards de dollars.

Le pays aura besoin de 400 à 500 avions de ligne dans la prochaine décennie, selon l’Organisation iranienne de l’aviation civile.

En vertu de l’accord conclu en juillet 2015 sur le programme nucléaire iranien avec les grandes puissances, dont les États-Unis, une partie des sanctions économiques imposées à l’Iran a été levée depuis mi-janvier 2016, permettant notamment une reprise des exportations iraniennes de brut et une accélération des échanges commerciaux avec l’UE.

En septembre, Boeing et Airbus avaient obtenu le feu vert des États-Unis pour vendre des avions neufs à l’Iran.