Les musulmans doivent condamner cette agression contre le peuple yéménite, décidée entre Washington et Tel-Aviv, et exécutée par le laquais saoudien, dans le silence complice de la communauté internationale.

Alors qu’au Yémen, le Royaume Saoudien et ses alliés sont embourbés dans une guerre dont ils peinent à sortir, subissant revers sur revers face à l’armée yéménite et aux forces populaires d’Ansarullah, on apprend que Ryad a conclu un accord avec les miliciens d’Al-Qaïda sur la défense de ses frontières.

En effet, les services de la Résistance yéménite ont publié ces derniers jours une vidéo montrant le transfert de milliers de miliciens à bord de bateaux saoudiens à partir du port d’Aden (sud du Yémen) vers celui de Jizane (sud de l’Arabie).

Des sources de renseignements yéménites ont ainsi révélé au quotidien libanais « Al Akhbar » que Ryad avait conclu plusieurs accords avec de hauts dirigeants d’Al-Qaïda pour transférer leurs mercenaires des provinces yéménites méridionales, vers les frontières sud de l’Arabie.

On sait par ailleurs que de nombreux miliciens de Daesh ont aussi été transférés de Syrie, afin de venir renforcer les effectifs d’Al Qaeda au Yémen, pour soutenir la coalition américano-saoudienne.

Ainsi, on apprenait récemment par la chaine de télévision yéménite « Al Massira », qu’un avion turc était arrivée à l’aéroport d’Aden, l’ancienne capitale du Yémen du sud, avec à son bord quelque 150 terroristes de Daesh. Toujours d’après ce média, ces miliciens faisaient partie de ceux ayant été évacués d’Alep, après sa libération par l’armée syrienne et ses alliés.

On se souvient aussi qu’en octobre dernier, le journal libanais « Al Khabar » avait révélé que des milices terroristes syriennes du MOC devaient être transférées vers les régions frontalières saoudiennes de Najrane, Jizane et Assir afin d’épauler l’armée saoudienne en grande difficulté.

On sait que Daesh et Al-Qaïda ont profité du chaos engendré par la guerre au Yémen pour multiplier leurs actions dans le Sud du pays, notamment contre les forces gouvernementales qui peinent à sécuriser les zones infiltrées par ces organisations terroristes.

Ainsi, les groupes takfiristes ont étendu leur emprise sur l’agglomération stratégique d’Aden, occupant une position-clé sur la route des pétroliers, à mi-chemin entre le golfe Persique et le canal de Suez, sans pour autant en prendre le contrôle.

En effet, à la faveur de la guerre entreprise par la « Force commune arabe » à l’initiative de l’Arabie saoudite et téléguidée par les USA, la Grande-Bretagne, la France et Israël, contre les partisans de l’ancien président Saleh et les Houthis, Al-Qaïda and Co ne cessent de progresser au Yémen.

En réalité, on sait depuis longtemps que le régime saoudien soutien les forces takfirites au Yémen, comme l’a rappelé à plusieurs reprises « Le Canard enchaîné ». En effet, l’année dernière déjà, l’hebdomadaire français déclarait dans un article du 16 décembre 2015 :

« Ces raids sont sélectifs. L’aviation saoudienne arrose de bombes, depuis mars 2015, les rebelles et les populations soupçonnées de sympathie à leur égard. En revanche, l’état-major saoudien s’efforce d’épargner les positions occupées par Al-Qaida dans la péninsule arabique.

En mai, ces braves gens se sont emparés de la ville et de l’aéroport de Moukalla, sur la côte orientale, puis le 2 décembre, de la ville de Jaar, dans le sud du pays. Et toujours pas la moindre bombe saoudienne pour troubler le sommeil de ces conquérants… ».

De même, le quotidien « Le Monde » du 13 juin 2015, révélait que « le seul aéroport du Yémen à ne pas avoir été bombardé par la coalition arabe est celui de Moukalla, sur la côte orientale, une ville sous le contrôle des djihadistes d’Al-Qaida ».

L’alliance du régime criminel saoudien avec les groupes terroristes étant avérée, il n’est donc pas étonnant que Ryad sollicite ces derniers afin de l’aider à protéger ses frontières, à un moment ou les combattants de l’armée et d’Ansarullah ont progressé, dans les régions frontalières de Najrane, Jizane et Assir.

Car force est de constater que les saoudiens sont sur le point de perdre cette guerre, et ont besoin de soutien, malgré l’apport déjà important de matériels et de mercenaires étrangers, payés au prix fort. Ceci est remarqué par la plupart des experts, dont M. Simon Henderson, directeur du Gulf and Energy Policy Program au Washington Institute, qui affirmait il y a peu : « les performances de l’armée de l’air saoudienne au Yémen sont médiocres, et il en est de même pour les forces terrestres, qui ont eu du mal à sauvegarder la région frontalière du sud-ouest du royaume ».

Ceci est largement constaté sur le terrain, où les soldats de la Résistance yéménite sortent victorieux de la plupart des engagements livrés contre les forces de la coalition américano-saoudienne, et menacent sérieusement le territoire saoudien dans lequel ils s’infiltrent régulièrement, et de plus en plus profondément. Ainsi, il y a à peine quelques jours, l’armée yéménite et les forces populaires d’Ansarullah ont bombardé la base militaire saoudienne de Malhama à Jizane (sud de l’Arabie).

Malgré tous leurs moyens, les dirigeants saoudiens n’arrivent toujours pas à remporter la victoire dans cette agression contre le peuple yéménite, sous la supervision de l’Empire américano-sioniste. Bien au contraire, ils sont en train de mordre la poussière et de se faire humilier à la face du monde entier.

Cela les oblige à se démasquer et afficher clairement leur alliance avec les groupes terroristes de Daesh and Co qui deviennent membres quasi-officiels de cette coalition meurtrière.