Il semble que le groupe État islamique aient besoin d’argent. Il laisse partir les civils de leur territoire en échange d’une rançon. De plus, les personnes libérées ne sont pas au bout de leurs peines dans une région dévastée par la guerre.

État islamique laisse partir les civils moyennant une rançon de 1.000 dollars

Pour sortir du territoire contrôlé par le groupe État islamique, les Irakiens doivent payer une rançon de 500 à 1000 dollars (470 à 938 euros), ont déclaré à l’agence Sputnik des réfugiés du camp d’Al-Hol, dans l’est de la province d’Al-Hasaka.

Après avoir payé leur rançon, les réfugiés doivent traverser 30 km pour arriver à un camp de tentes où ils sont plus ou moins en sécurité.

C’est un voyage dangereux à cause des combats qui se déroulent sans cesse entre l’armée irakienne et les terroristes, selon le représentant du camp Birifan Husein.

Actuellement, 9 000 Irakiens vivent dans ce camp improvisé. Après le début de l’opération pour la libération de Mossoul, le camp a commencé à recevoir l’assistance de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), du Croissant-Rouge au Kurdistan et d’autres organisations.

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Les réfugiés ont déjà reçu une partie des biens de première nécessité comme du carburant, du gaz, des couvertures, de La direction du camp élabore actuellement un plan d’élargissement de sa capacité jusqu’à 50 000 avec la HCR.

A terme, l’objectif est de pouvoir accueillir 100 000 personnes. Il est nécessaire de fournir aux réfugiés des soins médicaux, des médicaments, d’assurer la sécurité sanitaire. Il est important de donner aux enfants la possibilité d’apprendre, de faire du sport, de jouer, a-t-elle ajouté.

Sur la vidéo, des réfugiés demandent aux personnes responsables via l’agence Sputnik d’aider à accueillir les réfugiés qui n’ont pas trouvé de place dans le camp. De nombreuses familles ont quitté le territoire contrôlé par les terroristes, mais ils n’ont nulle part où aller. Plusieurs cas de décès chez les enfants et les personnes âgées ont été enregistrés.

Des réfugiés témoignent:

« Je suis de la région de Sinjar. Pendant trois jours on a entendu des explosions. Nous avons marché 20 km. On a mis 6 jours pour arriver ici. Nous sommes très fatigués. »

« Nous avons été bien accueillis. Ici, il y a des médecins, des militaires, l’Onu, tout ce qu’il faut. Nous sommes arrivés en voiture. »

Les réfugiés sont heureux d’avoir pu quitter Mossoul, et expliquent les conditions de vie dans le camp: « Auparavant, dans le camp de réfugiés, il n’y avait pas d’organisations susceptibles de nous aider. Parmi les organisations caritatives il n’y avait que Mercy Corps et ARD. Ils aidaient un peu ici, dans le camp. Avec le début de l’opération à Mossoul l’aide s’est accrue. Comme c’est l’hiver, on a surtout besoin de pouvoir vivre au chaud. Il n’y a pas de chauffage, de vêtements chauds. On a besoin de médicaments, de médecins, il y en a très peu. Le Croissant-Rouge kurde fait ce qu’il peut. Il nous aide, mes ses moyens sont limités. »

Source: Sputnik