Au moins 2000 membres des forces armées irakiennes ont été tués en novembre, un lourd bilan qui reflète la férocité des combats menés depuis six semaines à Mossoul contre le groupe armé État islamique (EI).

Les flammes font rage depuis le mois d’août, les colonnes de fumée envahissent le ciel et cachent le soleil et les poumons des habitants ne connaissent que des substances toxiques. La chaleur provenant des flammes devient de plus en plus insupportable et les terres voisines ressemblent déjà à un four. L’air est pollué et assombri et fait larmoyer les yeux des habitants. Ça, c’est la vie quotidienne des habitants de Mossoul depuis des mois. Une opération a été déjà lancée pour reconstruire les puits de pétrole mais l’ingénieur en charge de l’opération la qualifie de « très difficile » et de « très compliquée ».

L’héritage toxique de Daech pour Mossoul

 

Ikhlaf Mohammed affirme qu’il est très difficile de maîtriser les flammes et que cela va disperser une importante quantité de fumée dans le ciel. Par ailleurs, l’un des ouvriers sur place dit que les terroristes de Daech tirent des balles et des obus de mortiers sur l’équipe de pompiers pour les empêcher de suivre l'opération.

Les terroristes de Daech ont également déposé des mines autour des puits de pétrole. La plupart de ces mines n’ont pas encore été neutralisées. Il est encore impossible d’estimer la valeur du pétrole perdu ou les coûts de la reconstruction des puits de pétrole mais ces incendies en chaîne imposeront, sans aucun doute, des millions de dollars de coûts aux Irakiens.

Pire encore, la santé des familles qui habitent à proximité des incendies est en danger ; les fumées toxiques envahissent partout, le ciel est assombri et les visages des enfants, tout comme leur avenir, restent noircis ».

 

En Irak, les premières grosses tempêtes de la saison hivernale empêchent les forces irakiennes de progresser dans Mossoul, et ne facilitent pas les conditions de vie des déplacés. 

En Irak, la bataille de Mossoul fait rage entre l’armée irakienne et les combattants de l'organisation État islamique (EI). Selon un communiqué de l’ONU publié jeudi 1er décembre, près de 2 000 membres des forces de sécurité irakiennes ont été tués en novembre à travers le pays, notamment pendant l’offensive pour reprendre Mossoul au groupe État islamique. Un bilan lourd qui indique que l’armée marque le pas alors que l’hiver s’installe.

Pour les civils aussi, la situation se dégrade. Les premières pluies qui se sont abattues sur la région n’améliorent pas les conditions de vie, déjà difficiles des déplacés. D’autant que l’aide humanitaire, tant attendue, n’arrive pas.