Une délégation émiratie est arrivée à Damas afin de préparer la réouverture de l’ambassade des E. A. U. en Syrie, tandis que le Koweït et la Tunisie ont pris des mesures, eux aussi, pour faire retourner leurs ambassadeurs à Damas.
Une question s’impose là - dessus: les efforts des pays arabes pour rouvrir leurs ambassades à Damas résultent - t - il d’un changement d’approche de ces Etats envers l’affaires syrienne, ou s’agit - il tout simplement d’une mesure tactique? Plus de 52 mois sont passés depuis l’émergence de la crise en Syrie, une crise qui, à la différence de celles affectant d’autres pays, s’est propagée avec l’intervention directe de l’axe turco - arabe et du front sioniste et occidental, et qui s’est transformée en une guerre par procuration entre l’ordre syrien. La crise en Syrie offre l’exemple parfait de la guerre qu’ont lancé les groupes terroristes soutenus par l’axe turco - arabe par procuration des opposants à l’axe de la Résistance. L’approche adoptée par certains pays arabes envers cette crise dont la fermeture de leurs ambassades à Damas, représentait donc un suivisme forcé par rapport à la politique anti - syrienne des Etats - Unis et de l’Arabie saoudite. Plus de 52 mois après l’apparition de la crise, ni Bachar Al - Assad a quitté le pouvoir, ni les choses se déroulent sur le terrain en faveur des opposants syriens. Ayant obtenu la majorité absolue à la présidentielle de l’année dernière, Bachar Al - Assad, soutenu par l’armée, les forces populaires et le Hezbollah, continue la lutte contre les terroristes dans différentes régions syriennes, alors que la donne de pouvoir en Syrie est actuellement de sorte que les groupes terroristes soient le principal acteur de la crise défiant l’ordre syrien. En fait, les crimes commis par les terroristes en Irak et en Syrie ont montré que ces groupes représentent une menace sérieuse pour tous les pays de la région voire des pays comme l’Arabie saoudite, les Emirats Arabes Unies et le Koweït. Sur ce fond, même les responsables américains et britanniques ne parlent plus d’un renversement d’un départ d’Assad. L’autre question qui aurait conduit certains Etats arabes à changer d’approche envers la Syrie serait les récents attentats terroristes au Koweït, en Tunisie et en Arabie saoudite, les attentats qui ont fait des centaines de tués ou blessés dans lesdits pays et qui ont provoqué l’inquiétude de certains pays arabes quant à l’escalade de danger du terrorisme dans la région. Il ne faut pas oublier que la Syrie disposait d’une armée bien formée et régulière, capable de combattre les groupes terroristes, alors que la plupart des petits pays arabes de la région, bien qu’ils le souhaitent, n’ont pas de forces nécessaires, en termes d’effectifs militaire, pour réaliser cette tâche.