Par ailleurs, la préservation de la vie fait partie des cinq objectifs supérieurs (la foi, la vie, la filiation, la raison et les biens) établis par les savants musulmans. C’est ainsi que: - La vie de l’être humain est sacrée - Le corps de l’être humain est inviolable - Le corps de l’être humain n’est pas une marchandise - La mort de l’être humain correspond à la séparation de l’âme et du corps. Elle est déclarée lorsque le cerveau s’arrête de fonctionner (mort encéphalique)

Les antagonismes religieux en Inde, aussi vivaces et inextinguibles soient-ils, ne résistent pas à l’émouvante histoire de la transplantation cardiaque, celle de la dernière chance, qui a sauvé d’une mort certaine un Indien hindou de 49 ans, dans l’Etat du Gujarat.

C’est en effet le cœur d’un Indien musulman, âgé de 37 ans, déclaré en état de mort cérébrale après avoir été fauché par un accident de la route, qui bat désormais dans la poitrine de son compatriote, originaire de Jamnagar, sa disparition tragique réussissant à faire ce que la vie aurait sans doute échoué à rendre possible : les unir à jamais par des liens intenses, si particuliers.

Alors que l’histoire poignante de cette greffe salvatrice réchauffe bien des cœurs en Inde, l’équipe chirurgicale qui l’a brillamment réalisée ne cache pas sa fierté d’avoir réussi une première médicale à l’échelle régionale, dont le succès rejaillit sur l’hôpital de Bhavnagar.

Pour des raisons éthiques et juridiques, les noms du donneur et du receveur resteront secrets, mais l’histoire de la deuxième chance offerte à un Indien hindou par un Indien musulman se raconte déjà dans tous les foyers, à la manière d’un conte, singulier et touchant, narrant un vrai don du ciel.