Selon Buisiness Insider " le fait d ' inviter l ' Iran aux pouparlers de Vienne autour de la Syrie ne signifie qu ' une chose: le désoeuvrement des Etats Unis et leurs alliés régionaux face à l ' Iran dont le rôle axial n ' est plus à nier "

***

L ' invitation officielle adressée à l ' Iran pour participer aux pourparlers de Vienne est considérée par beaucoup d ' analystes comme un aveu d ' impuissance face à un Iran dont le poids grandissant à la fois en termes régionaux et internationaux est indéniable. et Buisiness Insider poursuit: " c ' est la première fois depuis 5 ans c ' est à dire depuis le début de la crise que les pays impliqués dans les pourparlers de paix(ndlr: terme utilisé par le site pour désigner les parties qui alimentent depuis 5 ans la guerre contre la Syrie) finissent par inviter l ' Iran et reconnaissant ainsi son rôle axial. une semaine après la conférence Russie / Turquie / USA / Arabie, les iraniens ont finalement répondu oui à l ' invitation des pays précités, une invitation dont Washington confirme l ' aspect multilatéral. Alors que certains analystes continuent à se comporter avec partuialité envers l ' Iran et à dénoncer ce qu ' ils qualifie d ' efforts iraniens censés étendre son influence dans l ' ouest de l ' Asie, cette invitation pose un constat d ' une cuisante réalité: l ' Occident a finir par capituler face à l ' Iran et au Hezbollah. Toni Badran, chercheur à l ' Institut " Défense de la démocratie " estime: " l ' invitation américaine à l ' Iran équivaut à la reconnaissance des droits iraniens dans le dossier syrien, une Syrie qui sert de pont de liaison entre l ' Iran et le Hezbollah. cette invitation procure à l ' Iran la possibilité d ' avoir son mot à dire en Syrie. tout comme la Russie, l ' Iran aura désormais la possibilité de décider du sort d ' Assad en qualité du chef d ' état syrien. les Etats Unis auront donc à faire des concessions aux iraniens comme ils le font aux russes. tout ceci conduit à une chose: la légitimisation du Hezbollah. " Feredric Haff, haut membre de Atlantic et conseiller de Hillary Clinton opour la Syrie va aussi de son commentaire et écrit: " ni les Etats Unis ni aucun autre pays ne pourront négocier le soutien de l ' Iran au Hezbollah " Quand en janvier 2015, l ' ONU a invité l ' Iran aux pourparlers similaires, les Etats Unis ont réagi très fermement réclamant que l ' Iran se conforme en tout point aux préalables américains dans ce dossier. la principale pré condition américaine a été l ' élimination d ' Assad de la scène. il va sans dire que la présence de l ' Iran aux pouparlers de Vienne sur fond d ' un consensus entre les Etats Unis et leurs alliés signifie un changement de cap US dans le dossier syrien. les Etats Unis semblent être arrivés à une appréciation plus réaliste en ce qui concerne l ' avenir d ' Assad. Washington semble même avoir acquis ce réalisme plus rapidement que ses alliés. certains chroniqueurs, eux, ne voient pas dans ce geste américain un changement de cap mais " un pas franchi dans le sens d ' une compréhension déjà ancienne des Américains du rôle, de l ' influence de l ' Iran en Syrie. le fait de donner à Zarif le même siège qu ' il occupait aux pourparlers nucléaires veut dire tout bonnement que les Etats Unis suivent leur logique, celle qui les ont poussé à reconnaitre l ' importance de l ' Iran au Moyen Orient et dans le monde "