Convoquée pour une formation professionnelle obligatoire dispensée par un GRETA dans un lycée public d’Occitanie, Fabienne doit entamer son cursus au mois de décembre. Ayant déjà fait l’objet d’une discrimination au sein de cet établissement par le passé en raison de son foulard, la requérante a souhaité s’informer en amont. Ses démarches lui ont permis de poursuivre sa formation en toute sérénité grâce à l’attitude très réceptive du proviseur de l'établissement.

Exerçant en tant qu’assistante maternelle, Fabienne a déjà été amenée à suivre une formation similaire, dispensée dans ce même lycée, dans un bâtiment isolé du reste de l’établissement. Lors d’une formation en 2014, la requérante nous avait déjà contacté suite à un refus du port de son foulard par le personnel du GRETA de ce même établissement.

En tant que stagiaire du GRETA et suivant les cours au sein d’un centre de formation professionnelle, Fabienne n’est ni assujettie à la loi de neutralité religieuse du 15 mars 2004, ni à la circulaire du 18 mai 2004. Les seuls groupes de personnes concernés par des exceptions à ce texte de loi sont les élèves de classes préparatoires et ceux des sections de techniciens supérieur.

Informée de ses droits, Fabienne veut s’assurer qu’elle ne rencontrera aucune difficulté du fait de son foulard en prenant rendez-vous avec le principal de l’établissement. Assistée par une de nos juristes, ce dernier a reconnu des cas de discriminations avant sa prise de fonction. Il a affirmé vouloir “changer les choses” et a assuré à Fabienne qu’elle ne rencontrera aucune difficulté avec lui.

Plus important, il a considéré que le côtoiement d’une stagiaire du GRETA portant un signe religieux avec les autres lycéens ne posait aucune difficulté pour le bon fonctionnement du lycée. Cette posture d'ouverture et de bonne intelligence est à saluer.

C’est en sensibilisant directement ce principal d’établissement que Fabienne et ces deux stagiaires ont pu éclaircir cette question, et poursuivre leur formation en toute sérénité.