« La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde.

C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort ». (François Mitterrand, président de la République 1981-1995).

Ces propos lourds de sens de l’ancien président français n’ont pas pris une ride, au regard des récentes publications de Wikileaks.

L’agence de renseignement américaine (CIA) espionne-t-elle le déroulement et les candidats des élections à venir (2017) ?

Il semble que c’était déjà le cas lors des élections présidentielles de 2012. Le site co-fondé par le lanceur d’alertes, Julian Assange, a publié le 16 février dernier, trois documents secrets de la CIA relatifs à une campagne d’espionnage de l’élection présidentielle française en 2012.

Les documents révèlent que les principaux partis politiques hexagonaux ont été ciblés afin d’être infiltrés par les unités d’espionnages humaine et électronique de l’agence de renseignement américaine.

Selon les documents publiés, la CIA avait jugé que Nicolas Sarkozy n’étant pas assuré d’être réélu, elle avait ordonné à ses agents de se renseigner sur les discussions privées de l’ancien chef de l’Etat « à propos des autres candidats ».

L’agence aurait également donné des ordres spécifiques concernant l’UMP, afin d’obtenir « les plans stratégiques » de la formation politique et de son leader de l’époque.

Mais ce n’est pas tout. Selon les textes que s’est procurés Wikileaks, la CIA a chargé ses membres de trouver des informations sur les financements des candidats ou leurs vues en matière d’économie et sur la crise de la dette grecque.

Les documents indiquent que l’opération de la CIA a initialement duré 10 mois, du 21 novembre 2011 au 29 septembre 2012. Elle se serait poursuivie après l’élection et la formation du nouveau gouvernement.

Aujourd’hui, la toute puissance des réseaux d’écoute des États-Unis constitue un arsenal encore plus incroyable. Arrogants et peu scrupuleux, ils n’obéissent qu’à une logique de domination.

Les pays espionnés espionnent aussi, mais la capacité d’écoute des Américains est nettement plus développée grâce au pouvoir extraordinaire des GAFA (Google-Apple-Facebook-Amazon), couplé à l’agence américaine (CIA), qui œuvrent de concert.

La CIA espionne pour faire main basse sur les contrats français au profit des entreprises américaines.

Lors de la conférence de presse de Wikileaks du 9 mars 2017, Julian Assange a affirmé que l’un des objectifs de la CIA est d’obtenir l’intégralité des contrats des entreprises françaises qui dépassent les 200 millions de dollars afin de fournir de précieuses informations à leurs concurrents américains.

Ces menaces impactent directement notre économie, ce qui constitue un véritable acte de guerre !

En outre, le lanceur d’alerte, citant des sources anonymes au sein du gouvernement français, a déclaré que le renseignement américain était très largement impliqué dans les décisions économiques de Paris et qu’il n’hésiterait pas à mener des cyberattaques contre des entreprises et des personnalités politiques françaises afin de favoriser les entreprises américaines comme Boeing.

Pendant des mois, la classe médiatico-politique a mené une campagne à charge contre la Russie (entre autres), prétextant que la France subissait des menaces de type cyberattaque alors qu’il n’en était rien !