Craignant les attentats terroristes, la majorité de la population française est pessimiste face à la situation sécuritaire du pays, six personnes sur dix déclarant ne plus se sentir en sécurité, selon un sondage IFOP-FIDUCIAL.

L'enquête a révélé que 93% des Français pensent que la menace de nouvelles attaques terroristes est élevée et 71% estiment que la situation sécuritaire en France a empiré au cours des cinq dernières années.

De façon plus générale, 59% des répondants ont dit ne pas se sentir en sécurité n'importe où, avec près d'un sur quatre (24%) optant pour «tout à fait d'accord» avec la déclaration.

Les Français interrogés sont  massivement favorables à  l’expulsion systématique des étrangers condamnés à des peines de prison pour crimes et délits graves (88%),  la suppression des aides sociales aux parents de mineurs récidivistes en cas de carence éducative (81%) ou encore l’arrestation et l’incarcération des personnes faisant l’objet d’une fiche S (76%). Notons néanmoins que la reformation de la police de proximité proposée par Emmanuel Macron, Benoit Hamon ou Jean-Luc Mélenchon est la mesure la plus plébiscitée (91%).

Faut-il y voir un effet de l’affaire « Théo » ? La promesse non tenue du programme de François Hollande en 2012, concernant la remise obligatoire d’un récépissé certifiant un contrôle de Police, est approuvée par 60 % des sondés. A noter que les forces de l’ordre bénéficient d’une image majoritairement positive (90% pour la gendarmerie, 84% pour la police nationale et 73% pour la police municipale).

Enfin, environ un Français sur deux interrogé juge qu’aucun des deux présidents (François Hollande et Nicolas Sarkozy) n’a mieux agi que l’autre en matière de terrorisme et de délinquance. A l’approche du premier tour, 60 % souhaitent que l’état d’urgence soit maintenu après l’élection présidentielle. La sécurité est un enjeu crucial pour le 1er tour prévu le 23 avril.

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