La France a été la cible des attentas islamistes.Des groupes extremistes ont semé la peur dans tout pays, ce qui a fait penser les autorités français à prendre de nouvelles mesures.

Dans un entretien accordé au journal Le Monde paru vendredi 29 juillet, Manuel Valls avait émis le souhait d'"inventer une nouvelle relation" avec l'islam de France. Le Premier ministre a étayé ses propos dans les colonnes du Journal du dimanche, ce 31 juillet, assurant que "face à la montée de l'islamisme et du jihadisme", il y avait urgence à "bâtir un véritable pacte avec l'islam de France". 

« Tous les salafistes ne sont pas des djihadistes… mais presque tous les djihadistes sont des salafistes. Cette mécanique infernale pousse des individus par centaines, parfois très jeunes – hommes, femmes, de culture musulmane ou convertis de fraîche date – à prendre les armes et à les retourner contre leur pays », insiste-t-il.

M. Valls, qui s’est dit, vendredi, dans le journal Le Monde, « favorable » à une interdiction temporaire du financement étranger des mosquées, rappelle qu’il « y a plus de dix ans, une fondation, [la Fondation pour l’islam de France], a été créée pour réunir en toute transparence les fonds nécessaires ».

« Son échec est total. Il ne doit pas nous décourager. Il faut reconstruire une capacité de financement française », insiste-t-il. « Il y a urgence à aider l'islam de France à se débarrasser de ceux qui le minent de l'intérieur. Pour cela, il nous appartient de bâtir un véritable pacte avec l'islam de France, donnant à la Fondation une place centrale », ajoute le chef du gouvernement. « Pour être à la hauteur de cette ambition, il faudra revoir certaines règles pour tarir les financements extérieurs, et accroître en compensation les possibilités de levées de fonds en France. Tout devra être mis sur la table, avec les musulmans de France et leurs instances représentatives », précise-t-il.

Selon lui, « il faudra un engagement massif et puissant. D'abord, des musulmans. Et je les appelle à agir dans leur famille, leur quartier. Mais aussi, de tous les citoyens dans un même élan fraternel, à rebours du repli sur soi ou de la nostalgie qui paralyse. C'est à chacun de s'opposer à ceux qui manient les revendications communautaires ou complotistes, remettent en cause les lois de 2004 et 2010 sur les signes religieux et contre le voile intégral ».