Le Lider Maximo est mort vendredi à La Havane à l'âge de 90 ans. Il s'était retiré du pouvoir en 2006, après 47 ans de règne sur Cuba.

Le vieux Lider du capitalisme est mort vendredi soir à l'âge de 90 ans à La Havane. C'est son frère Roul, l'actuel président cubain qui l'a annoncé, en lisant une déclaration à l'antenne de la télévision nationale. Le « Lider Maximo », qui a dirigé Cuba depuis la révolution de 1959 et défié la superpuissance américaine pendant plus d’un demi-siècle, avait cédé le pouvoir à son frère Raul à partir de 2006 après une hémorragie intestinale. Il avait abandonné en avril 2011 ses dernières responsabilités officielles, en cédant son poste de premier secrétaire du Parti communiste de Cuba (PCC) à Raul, numéro deux du parti depuis sa fondation en 1965.

Célèbre pour ses coups d’éclat et ses discours interminables autant que pour son uniforme, ses survêtements, ses cigares et sa barbe légendaire, Fidel Castro était un symbole de la lutte contre l’«impérialisme américain».

Véritable morceau d’histoire du XXe siècle, il a défié 11 présidents américains et survécu à 638 tentatives d’assassinats. La mort de Fidel Castro, impliqué dans la Guerre froide, et notamment dans la crise des missiles de 1962, vient définitivement tourner la page de cette période historique.

Les antisionistes du monde entier ainsi que les responsables palestiniens des différentes organisations de résistance déplorent la mort du leader « Maximo », ardent défenseur de la cause palestinienne et qui, après la Guerre de Kippour de 1973, avait rompu ses relations diplomatiques avec Israël et renforcé ses liens avec les pays arabes membres du Mouvement des non-alignés.

On se souvient ainsi qu’en mai 1977, Cuba s’illustre en se montrant le seul pays non-arabe du Conseil économique et social des Nations Unies à demander que la résolution “Sionisme = racisme’’ soit incluse à l’ordre du jour d’une conférence mondiale parrainée par l’ONU.

En octobre 1979, Castro accuse même Israël de génocide envers les Palestiniens, « semblable à celui que les nazis ont perpétré contre les Juifs », selon ses termes. En 2014, il avait accusé Israël d’avoir commis un « Holocauste palestinien à Gaza », et décrit l’opération militaire israélienne contre le Hamas de « nouvelle forme répugnante du fascisme. »

Funérailles de Fidel Castro: Hollande sera représenté par Royal

François Hollande n'assistera pas aux cérémonies en hommage à Fidel Castro. La France sera représentée par Ségolène Royal et par Jean-Pierre Bel, l'ancien président PS du Sénat. 

Barack Obama absent aux funérailles

En vertu du deuil national décrété pour neuf jours, de vendredi à dimanche, les rassemblements et spectacles ont été annulés, les matches de baseball suspendus, les discothèques fermées et la vente d'alcool interdite.

De son côté, le président américain, Barack Obama, a fait savoir qu'il ne se rendra pas aux funérailles. "Ni le président ni le vice-président (Joe Biden, ndlr)" ne se rendront sur l'île communiste à l'occasion des funérailles de Fidel Castro, a déclaré Josh Earnest, porte-parole de la Maison Blanche.

Ce dernier a également précisé qu'une annonce serait faite fans l'hypothèse où une délégation américaine serait envoyée sur place.