La visite n'aura duré que trois heures, mais trois heures de trop pour bon nombres de Mexicains qui étaient furieux mercredi 31 août de la venue de Donald Trump dans leur pays.

À l'issue d'une heure d'entretien, il a formulé «cinq objectifs partagés» qui nuancent sensiblement ses positions antérieures: mettre fin à l'immigration illégale «au Mexique comme aux États-Unis» ; sécuriser la frontière «par la coopération et pour notre bénéfice mutuel» ; démanteler les cartels de la drogue et les trafics d'armes - lesquels, venait de souligner Peña Nieto, sont un problème majeur pour le Mexique alimenté par le voisin du Nord ; «actualiser» l'accord de libre-échange nord-américain (Nafta) pour «créer beaucoup de richesse par une magnifique coopération» ; garder les emplois manufacturiers «dans notre hémisphère», et non plus aux États-Unis, une contradiction flagrante avec ses précédentes déclarations.

Le Mexique ne paiera pas pour édifier un mur à sa frontière avec les Etats-Unis, a affirmé mercredi le président mexicain Enrique Pena Nieto au candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump lors de sa visite à Mexico.

"Au début de la conversation avec Donald Trump j'ai clairement indiqué que le Mexique ne paierait pas le mur", que M. Trump a promis de construire s'il est élu, a écrit le chef de l'Etat mexicain sur son compte Twitter à l'issue de leur rencontre.

Après cela, la "conversation a porté sur d'autres sujets, et s'est déroulée de façon respectueuse" a écrit Pena Nieto dans un second tweet.

A lire: Si Hillary Clinton est élue présidente, elle serait la meilleure présidente des États-Unis que l’Israël n’a jamais possédée