Le prétendant républicain, qui avait déclaré avoir échappé à l'enrôlement pour la guerre du Vietnam à la faveur d'un tirage au sort, s'est en réalité fait réformer pour une mystérieuse excroissance osseuse au talon, selon le New York Times.

Donald Trump n'imaginait sans doute pas ouvrir à ce point la boîte de Pandore, en s'en prenant aux parents d'un soldat américain musulman tué en Irak en 2004, qui l'ont accusé de n'avoir jamais fait aucun «sacrifice» pour le pays. Depuis leurs joutes verbales, qui durent maintenant depuis plusieurs jours, le prétendant républicain n'a cessé de s'empêtrer dans des approximations, des bourdes, mais aussi des mensonges. Le tout sur un sujet particulièrement épineux aux États-Unis: l'engagement militaire, et le «sacrifice» fait par les militaires américains pour leur pays.

Alors que Trump semble déjà jouer avec le feu républicain, une enquête du New York Times révèle comment le «Donald» a menti sur les raisons qui lui ont permis d'être exempté de service militaire en pleine guerre du Vietnam. Dans une interview à Fox News en 2011, l'intéressé déclarait avec force détails avoir échappé à la conscription à la faveur d'un tirage au sort particulièrement favorable, en 1968. «Je ne l'oublierai jamais, racontait-il alors (…), je regardais le tirage au sort et j'ai eu un numéro très élevé», lui permettant de se soustraire à cette obligation nationale.

Donald Trump répond à Barack Obama

Le candidat républicain Donald Trump a vivement critiqué la présidence de Barack Obama, la qualifiant de "désastre". Plus tôt, le président américain avait estimé que le milliardaire new-yorkais n'était "pas qualifié" pour lui succéder à la tête des Etats-Unis.

"Il a été faible, il a été inefficace", a lancé Donald Trump à l'encontre du président américain en réponse à ses critiques. Dans une interview accordée à Fox News mardi, il s'est moqué de la gestion de la crise avec la Russie au sujet de l'Ukraine. M. Obama a été "le pire président, peut-être, dans l'histoire de notre pays", a encore asséné M. Trump. Le candidat a ajouté que le chef du gouvernement et son ancienne secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, avaient "déstabilisé le Moyen-Orient" et mis le pays "en danger" par l'usage privé d'emails par Mme Clinton. Plus tôt, le président Obama avait affirmé que M. Trump n'était pas qualifié pour être président, s'interrogeant sur les raisons du parti républicain à soutenir sa candidature et sa méconnaissance des dossiers internationaux. Le même jour, le président français François Hollande a dénoncé les "excès" de Donald Trump estimant que ses propos donnent un "sentiment de haut-le-coeur". Dans un récent sondage Reuters/Ipsos, la candidate démocrate Hillary Clinton dépasse son opposant républicain de 8 points de pourcentage, contre 6 vendredi, dans la course à la Maison Blanche.