La situation est si alarmante, que même l’Etat Islamique s’en inquiète.

Les scandales de charlatanisme se multiplient en Algérie depuis quelques semaines. Entre Zaibet qui prétend avoir trouvé le remède contre le diabète, Belahmar qui ouvre une clinique pour conjurer le mauvais œil, et Bouteflika qui essaie de nous faire croire qu’il est président, les exemples d’escrocs qui tentent de nous faire avaler des couleuvres ne manquent pas. 

C’est ainsi que dans un communiqué paru dans le magazine de propagande Dabiq, le ministre de l’abrutissement et de l’inculture de l’organisation terroriste, Abu Jahl El Jahchi , a exprimé sa crainte face à la montée de l’obscurantisme en Algérie. « Nous avons appris que rahmt rebbi (la miséricorde de dieu) se vendait en comprimé dans les pharmacies en Algérie… Et puis quoi encore ? starfiroullah en pilule ? et allah laa treb7aak en suppo ?  » s’interroge-t-il ironique. « Quant à la clinique de Belahmar » poursuit-il « même à Moussoul, pourtant capitale de l’Etat Islamique, nous n’avons eu une connerie pareille. ».

Le ton est moqueur mais cache mal les inquiétudes de l’Etat Islamique face à la montée en puissance de l’Algérie comme nouvel acteur majeur de la pensée rétrograde dans le monde. « A ce rythme, les Algériens vont nous faire de l’ombre » prédit Abu Jahl en précisant que « daech n’a pas les moyens pour combattre un tel niveau de décadence intellectuelle ».

Abu Jahl termine son communiqué en rappelant que si l’Etat Islamique ne s’est jamais attaqué à l’Algérie c’est justement parce qu’il a toujours misé sur les capacités du pays à s’auto-détruire, « ils n’ont pas besoin de nous, ils s’en sortent très bien tout seuls » conclut-il. Et force est de constater que le pari est gagnant.