Ces conclusions vont à l’encontre de précédentes déclarations de Donald Trump. Mi-octobre, le président des Etats-Unis avait refusé de « certifier » que l’Iran appliquait bien cet accord.

L'Iran respecte bien ses engagements dans le cadre de l'accord nucléaire conclu avec les grandes puissances en 2015, selon un rapport trimestriel de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) rendu public ce lundi. Il y a un mois, le président américain Donald Trump avait refusé de « certifier » que tel était le cas.

L'agence onusienne atteste notamment que Téhéran n'a pas enrichi d'uranium à des degrés prohibés ni constitué de stocks illégaux d'uranium faiblement enrichi ou d'eau lourde.

Vers le rétablissement des sanctions ?

Mi-octobre, Donald Trump s’était montré prêt à engager un bras de fer au sujet de ce dossier. Le président des Etats-Unis avait refusé de « certifier » que l’accord sur le nucléaire était bien respecté par la République islamique d’Iran, comme il est censé le faire tous les 90 jours.

Le Congrès américain doit donc décider dans les prochaines semaines s'il juge nécessaire de rétablir les sanctions levées au moment où Téhéran avait accepté de brider son programme nucléaire. Donald Trump avait en revanche expliqué ne pas vouloir « déchirer » cet accord, une intention qu’il avait pourtant annoncée durant sa campagne.

La décision du président américain ne revenait pas à dénoncer l'accord de Vienne, mais laissait 60 jours au Congrès pour décider s'il y a lieu de rétablir les sanctions levées dans le cadre de sa mise en oeuvre.

A la date du 5 novembre, le stock iranien d'uranium faiblement enrichi était de 96,7 kg, nettement au-dessous de la limite de 202,8 kg fixée par l'accord conclu avec la France, les Etats-Unis, la Chine, le Royaume-Uni, la Russie et l'Allemagne.

En outre, le taux d'enrichissement ne dépasse pas le plafond de 3,67%, selon ce rapport adressé aux Etats membres de l'AIEA et consulté par Reuters.

Le stock iranien d'eau lourde, un modérateur à neutrons utilisé dans les réacteurs qui peuvent produire du plutonium, se monte à 114,4 tonnes, alors que la limite fixée par l'accord est de 130 tonnes.