Un violent séisme de magnitude 7,3 sur l’échelle de Richter s’est produit dimanche soir à la frontière irako-iranienne.

Le bilan du violent séisme ayant frappé dimanche soir les confins de l’Iran et de l’Irak est passé à 415 morts et plusieurs milliers de blessés lundi après-midi, selon un décompte de la cellule de crise mise en place par autorités.

Le bilan précédent en Iran était de 207 morts, mais les autorités iraniennes s’attendent à ce que ces chiffres augmentent compte tenu de la difficulté des secours à atteindre certaines zones reculées et des 2530 blessés recensés. Le guide suprême de la révolution iranienne, l’ayatollah Sayed Ali Khamenei, a ordonné au gouvernement et aux forces armées « de mobiliser tous leurs moyens » pour venir en aide à la population.

Selon l’Institut géologique américain (USGS), la secousse a été enregistrée à une profondeur de 25 km à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de la ville d’Halabja, dans une zone montagneuse de la province irakienne de Souleimaniyeh.

Elle a eu lieu à 18h18 (19h18 en France) et a également été ressentie en Iran ainsi qu’en Turquie. Dans ce dernier pays, ni dégâts ni victimes n’ont été enregistrés, selon les autorités. Du côté iranien, tous les morts ont été recensés dans la province de Kermanchah, frontalière de l’Irak.

De nombreuses autres secousses

Les médias publics ont appelé la population au calme. « La situation est sous contrôle dans les zones frappées par le séisme », a assuré la télévision d’État. Selon le site Internet de l’Institut de géophysique de l’Université de Téhéran, le séisme a été suivi de nombreuses autres secousses pendant la nuit, dont au moins trois supérieures à 4,3 sur l’échelle de Richter.

En Irak, ce tremblement de terre a fait six morts dans la province de Souleimaniyeh, dans le Kurdistan irakien, selon des responsables locaux. Dans l’ensemble de la province, des personnes sont sorties dans les rues au moment de la secousse et des dégâts matériels ont été signalés. La secousse a été ressentie pendant une vingtaine de secondes à Bagdad et parfois pour des durées plus longues dans les autres provinces d’Irak, qui ont toutes été touchées.