La tension est montée mardi dans la bande de Gaza, au lendemain de la mort de sept militants palestiniens dans la destruction par l'entité sioniste d'un tunnel, un des incidents les plus meurtriers depuis la guerre dévastatrice de l'été 2014.

Les sept hommes, des membres de la branche armée du mouvement Hamas et du Jihad islamique, ont été tués par la destruction à l'explosif, en territoire palestinien occupé, d'une galerie souterraine provenant du sud de l'enclave palestinienne.

Leurs funérailles ont eu lieu mardi dans leurs localités d'origine, dans la bande de Gaza, territoire maintenu sous blocus israélien depuis une décennie et totalement coupé du monde depuis la fermeture de sa frontière avec l'Egypte.

La question des tunnels a été au cœur du conflit armé que l'entité a livré à des groupes radicaux palestiniens, dont le Hamas à Gaza, lors de l'été 2014, la troisième guerre dans l'enclave depuis 2008.

Pour l'entité, ces tunnels servent à l'infiltration de militants palestiniens pour qu'ils commettent des attaques sur le sol israélien. Les autorités israéliennes réfléchissent à bâtir un mur enterré autour de Gaza pour empêcher leur construction. Mais, depuis trois ans, la découverte par l'entité de tels canaux sous-terrains a été très rare, la précédente remontant à 2016.

- 'Revanche' -

Les autorités israéliennes, qui ont affirmé avoir utilisé une "technologie innovante" pour localiser et détruire le tunnel en question, ont précisé qu'elles ne cherchaient pas l'"escalade". Mais le Hamas "sait comment obtenir revanche et frapper là où cela blesse l'ennemi" israélien, a prévenu le chef du mouvement, Ismaël Haniyeh, dans un communiqué.

 ''Massacre''

Moustapha Barghouti, un haut responsable de l'Autorité palestinienne, a accusé Israël de vouloir faire dérailler l'accord de réconciliation mais le chef du Hamas s'est voulu rassurant. "La réponse à ce massacre (...) est d'avancer vers la restauration de l'union nationale (palestinienne) car l'ennemi réalise que notre force est notre unité", a dit Ismaël Haniyeh.

Gaza: tensions au lendemain de la mort de sept militants palestiniens

Le Premier ministre adjoint de l'Autorité palestinienne Ziad Abou Amr a dit à l'AFP que le transfert de pouvoir prévu aux postes-frontières de la bande de Gaza, considéré comme un premier test pour la réconciliation, aurait lieu mercredi matin comme prévu.

"Le événements récents dans la bande de Gaza étaient destinés à influer sur la mise en œuvre de l'accord de réconciliation, mais (...) ce que nous avons décidé ne sera pas modifié", a-t-il déclaré.