Au moins 14 personnes ont été tuées samedi dans l'explosion à intervalle rapproché de deux véhicules piégés près d'un hôtel du nord de la capitale somalienne Mogadiscio, où des coups de feu ont aussi été entendus, selon un nouveau bilan de source sécuritaire.

"Au moins 14 personnes, pour la plupart des civils, ont été tuées", a déclaré un responsable sécuritaire, Mohamed Moalim Adan.

Le groupe terroriste des shebab, affilié à Al-Qaeda, a revendiqué les explosions ainsi que l'assaut de l'hôtel Nasa Hablod, selon un site pro-shebab, citant radio Andalous, la station des shebab.

Des tirs sporadiques avaient toujours lieu dans l'hôtel et deux combattants islamistes shebab semblaient se trouver à l'intérieur.

Un précédent bilan faisait état de trois morts. Un haut responsable de la police et un ancien député figurent parmi les victimes.

Les militants terroristes shebab ont pour habitude de faire exploser des véhicules piégés à l'entrée d'hôtels ou de bâtiments publics, avant de lancer un commando à l'intérieur pour faire le maximum de victimes.

Attentat du 14 octobre

"Nous pouvons entendre les coups de feu, mais il est difficile de savoir qui se bat. Les forces (de sécurité) ont bouclé l'immeuble et personne ne peut s'approcher", a expliqué un témoin, Abdulahi Nure.

Cette attaque survient exactement deux semaines après l'attentat au camion piégé mené le 14 octobre dans le centre de Mogadiscio, le plus meurtrier de l'histoire de la Somalie, qui avait fait au moins 358 morts et 228 blessés.

Cet attentat n'avait pas été revendiqué. Mais les autorités n'ont aucun doute que les shebab, affiliés à Al-Qaïda, en étaient les auteurs.

Les shebab ont juré la perte du fragile gouvernement central somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 22.000 hommes de la force de l'Union africaine (Amisom).

Ils ont été chassés de Mogadiscio en août 2011 et ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, souvent dans la capitale, et contre des bases militaires, somaliennes ou étran