Selon le New York Times, le Département d'État américain a dressé une liste d'organisations et d’entreprises russes de défense qui pourraient être de nouveau sanctionnées. Comme l’estime un député russe, cette mesure n’exercera aucune influence sur la Défense russe, mais affectera négativement la lutte contre le terrorisme mondial.

Les éventuelles sanctions américaines contre les entreprises russes de défense n'affaibliront pas Moscou, mais affecteront négativement la lutte contre le terrorisme mondial, estime Youri Chvytkine, vice-président du Comité de la Douma pour la Défense.

«Elles [les sanctions] ne nous désarmeront pas, n'affaibliront nullement, puisque nous étions déjà prêts à des sanctions de ce genre… C'est pourquoi, nous nous sommes concentrés sur le soutien de notre complexe industriel de défense et sur des accords prévoyant la coopération militaro-technique avec de nombreux pays, ainsi que la vente et l'achat d'armes», a déclaré Youri Chvytkine.

Pourtant, selon le député, ces actions nuiront à la lutte globale contre le terrorisme et le crime organisé.

Auparavant, le New York Times avait annoncé que le Département d'État américain avait dressé une liste d'organisations qui pourraient être de nouveau sanctionnées. Elle comprend le Service fédéral de sécurité (FSB), le Service de renseignement extérieur russe (SVR), la Direction générale des renseignements de l'État-Major des Forces armées de la Fédération de Russie (GRU).

Selon le média, 33 entreprises et organisations figurent aussi sur la liste, dont Rosoboronexport, Izhmach, Kalachnikov, Rostekh, MIG, Sukhoi et Tupolev.

Dans la notice jointe au document est indiqué que l'inscription d'entreprises et d'organisations dans la liste n'implique pas encore l'introduction des sanctions. La liste pourrait changer à l'avenir, a prévenu le département d'État.