Qualifiées de « stupéfiantes » par l’équipe d’archéologues suédois qui les a récemment découvertes, des broderies fascinantes exhumées d’un lointain passé, formant le nom d’Allah sur des vêtements funéraires vikings, semblent témoigner de l’influence de l’islam sur des coutumes ancestrales remontant à l’âge d’or de ces « Normands » venus des contrées froides de l’Europe, connus pour être à l’origine polythéistes.

Selon la chercheuse de renom, Annika Larsson, qui a supervisé l’examen minutieux des différents objets trouvés dans ces sépultures vikings dans son laboratoire de l’Université d’Uppsala, en Suède, les motifs en soie étaient très répandus et prisés à « l’Âge Viking ».

Mais ceux, captivants, qu’elle a scrutés à la loupe, étaient ornés d’une calligraphie coufique invoquant à la fois Allah et Ali, dont elle est convaincue qu’ils ne proviennent ni de pillages, ni du négoce, mais bel et bien d’une imprégnation musulmane des rites funéraires observés par ces anciens peuples de Scandinavie.

« Un détail passionnant est que le mot Allah est représenté dans une image miroir », a-t-elle révélé dans les colonnes du journal The Independent. « Peut-être, faut-il y voir une tentative d’écrire des prières afin qu’elles puissent être lues de gauche à droite. Vraisemblablement, les coutumes funéraires de l’âge Viking ont été influencées par l’Islam et l’idée d’une vie éternelle au paradis après la mort », a poursuivi Annika Larsson, avant de préciser : « Il est écrit dans le Coran que ceux qui vont au paradis porteront de la soie. Ce qui pourrait expliquer pourquoi les tombes vikings en étaient entièrement parées, que ce soit pour les femmes comme pour les hommes ».

Une découverte exceptionnelle qui en a laissé sans voix plus d’un de l’autre côté de la Manche, quand elle n’a pas été accueillie par des grands “Wow” marquant la surprise admirative…