En refusant de certifier l'accord, Donald Trump va à l'encontre des conclusions de l'agence de l'ONU, qui a mené plus de 400 visites sur le terrain.

L'Iran fait l'objet du «régime de vérification nucléaire le plus solide» et respecte l'accord sur son programme, a réaffirmé vendredi le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), après le discours de Donald Trump sur le sujet.

«Les engagements dans le domaine nucléaire pris par l'Iran dans le cadre du PGAC sont appliqués», a déclaré Yukiya Amano, évoquant le Plan global d'action commune, nom officiel de l'accord conclu en juillet 2015.

Donald Trump a menacé vendredi de mettre fin «à tout moment» à l'accord international qui vise à empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique, provoquant l'inquiétude des autres pays signataires et ouvrant une période de grande incertitude. Cependant, le président américain a assuré que son pays ne s'en retirerait pas pour l'instant.

Le président iranien Hassan Rohani a dénoncé la stratégie annoncée par le président américain Donald Trump à l'égard de Téhéran, promettant de donner «une réponse appropriée» si les intérêts nationaux de l’Iran sont affectés.

L'Iran continuera à respecter l'accord international sur son programme nucléaire tant qu'il répondra à ses intérêts, mais va redoubler d'efforts dans ses recherches balistiques, en dépit des pressions américaines, a promis vendredi le président Hassan Rohani en réponse au discours de Donald Trump.

"La nation iranienne n'a jamais cédé à une pression étrangère et ne le fera jamais (...) L'Iran et l'accord sont plus forts que jamais (...) Le corps des gardiens de la Révolution va continuer le combat contre le terrorisme régional", a-t-il poursuivi, lors d'une allocution télévisée.

La décision de son homologue américain ne pas certifier que l'accord est respecté va isoler les Etats-Unis puisque les autres signataires y restent attachés, a insisté Rohani, ajoutant que le texte n'était pas renégociable.

Plus tôt, les autorités allemandes, britanniques et françaises avaient confirmé leur attachement à l'accord nucléaire.

La chef de la diplomatie de l'Union européenne, Federica Mogherini, avait déclaré que les États-Unis ne pouvaient pas annuler unilatéralement cet accord.

Le Plan global d'action conjoint (JCPOA) est un accord signé à Vienne, en Autriche, le 14 juillet 2015, par les huit parties suivantes: les pays du P5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies: les États-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne), ainsi que l'Union européenne et la République islamique d'Iran.