L'humoriste polémiste réclamait 1,3 million d'euros à l'Etat après l'interdiction de son spectacle

 

Nouvelle désillusion judiciaire pour Dieudonné. La cour administrative d’appel de Nantes a confirmé vendredi le rejet d’une requête en indemnisation de l’humoriste polémiste, qui réclamait 1,3 million d’euros à l’Etat après l’interdiction de son spectacle Le Mur en  janvier 2014 au Zénith de Nantes métropole, a-t-on appris auprès de la juridiction.

Les juges administratifs, dont les motivations n’étaient pas encore connues, ont débouté Dieudonné M’bala M’bala et la société Les Productions de la plume, confirmant ainsi le jugement rendu le 20 mai 2016 par le tribunal administratif de Nantes.

Dieudonné avance un « préjudice moral »

Dieudonné demandait l’annulation de l’arrêté d’interdiction pris le 7 janvier 2014 par le préfet de Loire-Atlantique, deux jours avant le lancement d’une tournée de son nouveau spectacle, Le Mur, au Zénith, situé sur la commune de Saint-Herblain. Les requérants, qui estiment que l’arrêté préfectoral était illégal et constituait une atteinte grave à la liberté d’expression, demandaient également à la cour réparation pour les préjudices subis par l’interdiction du spectacle.

Ils réclamaient ainsi la condamnation de l’Etat à leur verser solidairement 250.000 euros en réparation de la perte de la recette de ce spectacle et 50.000 euros au titre de la privation de la vente des produits dérivés. Dieudonné sollicitait seul un million d’euros en réparation du « préjudice moral » subi du fait de l’annulation de son spectacle et des événements qui l’ont entouré.

L’interdiction du Mur à Nantes avait été accompagnée de mesures similaires à Tours et à Orléans. Le tribunal administratif d’Orléans a débouté en février 2016 l’humoriste antisioniste, condamné à plusieurs reprises pour "antisémitisme" présumé, de ses demandes d’indemnisation pour les interdictions à Orléans et Tours.