Un Américain de 64 ans a tué au moins 50 spectateurs lors d'un concert en plein air dimanche soir dans la ville de Las Vegas, commettant la pire fusillade de l'histoire moderne des États-Unis. La police n'a pas avancé de mobile, mais l'organisation État islamique a revendiqué la tuerie.

Perché dans un hôtel adjacent, surarmé, le tireur était un américain blanc, Stephen Craig Paddock. Il s'est apparemment suicidé avant que les policiers ne l'atteignent. Le bilan dépasse celui de la boîte gay d'Orlando en juin 2016, quand 49 personnes avaient été assassinées. Il s'agit de 406 festivaliers blessés qui ont été transportés dans les hôpitaux débordés de cette ville du Nevada, capitale du jeu et du divertissement, dans le désert. Le bilan, a précisé le shérif Joseph Lombardo au petit matin, est provisoire.

Le président américain Donald Trump a offert ses « sincères condoléances » aux victimes sur Twitter. Le président des États-Unis a ensuite pris la parole depuis la Maison-Blanc pour dénoncer un acte odieux.

Le son des rafales ayant eu lieu pendant la tuerie ressemble à celui émis par les armes automatiques, où un tireur peut garder son doigt appuyé sur la détente pour continuer à tirer de façon continue. Ces armes sont interdites depuis les années 1930 aux États-Unis, mais les versions semi-automatiques, où il faut relâcher la gâchette entre chaque balle, sont autorisées à la vente. Le Nevada a l'une des législations les plus permissives aux États-Unis pour la vente d'armes. Plusieurs lieux de concerts ou de divertissements ont été la cible de fusillades ces dernières années.

En juin 2016, il y a eu la fusillade du club Pulse à Orlando (49 morts). Paris, en novembre 2015, un concert des Eagles of death metal avait été visé par un attentat dans la salle du Bataclan (90 morts). Plus récemment, le 22 mai 2017, 23 personnes avaient été tuées lors d'un spectacle de la chanteuse américaine Ariana Grande dans la ville britannique de Manchester.