L’otage sud-africain libéré fin juillet après six ans aux mains d’Al-Qaïda au Mali a raconté jeudi avoir “été très bien traité” par ses ravisseurs, en particulier après s‘être converti à l’islam, même s’il a eu peur à “trois reprises” pour sa vie.

“On a été très bien traités. J’avais des habits, de la nourriture. Quand j‘étais malade, ils (mes ravisseurs) me donnaient des médicaments, des médicaments de base mais des médicaments”, a déclaré Stephen McGown, qui s’exprimait pour la première fois depuis sa libération fin juillet, à l’occasion d’une conférence de presse à Johannesburg.

Cheveux roux ondulés jusqu’aux épaules, retenus par des lunettes de soleil, et barbe épaisse blanchie, Stephen McGown, 42 ans, est apparu mince, mais très souriant et en forme, entouré de son épouse et de son père.

Il s’est cependant plaint de forts maux de tête dans les jours qui ont suivi son retour en Afrique du Sud, où il a suivi des examens médicaux. Les médecins ont diagnostiqué une méningite.

«Avant le désert, j'étais chrétien. J'ai accédé à l'islam de mon propre gré», a-t-il déclaré. «Je vois beaucoup de bien dans l'islam. [L'islam] m'a ouvert les yeux. Il m'a éloigné du capitalisme», a-t-il encore fait valoir. 

L'ancien otage s'est aussi permis une petite plaisanterie devant les journalistes : «Je vais probablement garder la barbe. Je vois que tous mes amis la font pousser. Ils sont devenus funky.»

L'homme a aussi révélé ne pas avoir été informé, pendant sa captivité, des événements majeurs s'étant produits dans le monde ces six dernières années, les trois otages n'ayant eu accès à une radio qu'à de rares moments.

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