Les autorités irakiennes envisagent l'après-Daesh, et pas uniquement avec Washington à la tête de la coalition qui a repris Mossoul à Daesh début juillet. Nouri al-Maliki tend la main à la Russie.

«Aujourd'hui, nous avons besoin d'une grande implication de la Russie dans les affaires en Irak, particulièrement dans le domaine de l'énergie. Maintenant que nous en avons fini avec Daesh [après la reconquête de Mossoul début juillet], l'Irak a besoin d'investissements dans l'énergie et le commerce», a déclaré le 24 juillet le vice-président irakien Nouri al-Maliki cité par les agences de presse russes.

"Sans la contribution de la Russie, la carte de la région aurait changé pour le pire, en ce qui nous concerne", a-t-il déclaré à M. Poutine.

Malgré tous les progrès accomplis dans la lutte contre Al-Qaïda et l'Etat islamique, Moscou et Bagdad devraient renforcer leur coopération dans ce domaine, a estimé le responsable irakien.

"Le spectre de la menace terroriste restera toujours là, aussi longtemps que les Irakiens demeureront divisés par des querelles religieuses," a-t-il fait observer.

Pour M. Poutine, la situation en Irak et au Moyen-Orient demeure "difficile" dans l'ensemble.

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