L'essai par la Corée du Nord d'un missile balistique intercontinental (ICBM) est un "cadeau" aux "salauds d'Américains" pour leur fête nationale du 4 juillet, a déclaré mercredi le numéro un Kim Jong-Un cité par l'agence KCNA.

Après avoir personnellement supervisé le lancement du missile, "il a dit que les salauds d'Américains ne seraient pas très heureux de ce cadeau envoyé pour l'anniversaire du 4 juillet", selon l'agence de presse officielle. En éclatant de rire, M. Kim "a ajouté que nous devrions leur envoyer des cadeaux de temps en temps pour les aider à tromper leur ennui", a encore rapporté KCNA.

 'L'armistice et la guerre' 

L'agence sud-coréenne Yonhap a parlé d'un "message d'avertissement", quand l'état-major interarmes sud-coréen expliquait que cet exercice avait "montré la capacité d'une frappe de précision contre le quartier général de l'ennemi en cas d'urgence".

Le président sud-coréen Moon Jae-In, par ailleurs favorable à une reprise du dialogue avec le Nord, a "déclaré que la sérieuse provocation de la Corée du Nord nécessitait que nous réagissions avec davantage qu'un communiqué", selon Yonhap.

"La retenue, qui est un choix, est ce qui sépare l'armistice de la guerre", a déclaré le général américain Vincent Brooks, commandant des forces américaines en Corée du Sud.

"Comme le montrent ces tirs de missiles à munitions réelles de l'Alliance, nous sommes en mesure de modifier notre choix quand l'ordonnent les dirigeants nationaux de l'Alliance", a-t-il averti.

Environ 28.000 militaires américains sont déployés sur la péninsule.

Ces tirs devraient provoquer la fureur du régime de Pyongyang, qui se dit justement acculé au développement de programmes balistique et militaire par la menace que pose pour sa survie la présence massive de troupes américaines au Sud.

Plusieurs résolutions assorties de sanctions ont été votées par le Conseil de sécurité pour tenter de pousser Pyongyang à renoncer à ces programmes interdits.

L'exécutif de l'ONU doit se réunir en urgence mercredi pour évoquer le dossier nord-coréen, le secrétaire général Antonio Guterres ayant qualifié mardi soir le tir nord-coréen de "violation éhontée des résolutions" et d'"escalade dangereuse".

Ce lancement a aussi entraîné une vive réaction de Donald Trump qui a demandé à Pékin, principal soutien international de Pyongyang, de "mettre fin à cette absurdité une bonne fois pour toutes".

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