Au lendemain de l'attaque chimique présumée qui a fait 72 morts en Syrie, le président américain a estimé qu'il s'agit d'un "terrible affront pour l'humanité".

Donald Trump ne déteste rien tant que projeter une image de faiblesse ou d'impuissance. Au lendemain d'un premier communiqué de la Maison-Blanche qui se contentait de qualifier de «répréhensible» l'attaque chimique attribuée au régime de Bachar el-Assad, le président américain a haussé le ton.

Il a par ailleurs indiqué que son «attitude vis à vis d'Assad [avait] changé» suite à l'attaque chimique survenue le 4 avril à Khan Cheikhoun. Le 30 mars dernier, l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, avait affirmé que Washington ne considérait plus le départ du président syrien Bachar al-Assad comme une priorité, rompant avec des exigences maintenues pendant près de cinq années sous l'administration Obama. 

Donald Trump a d'ailleurs répondu aux questions faisant suite aux déclarations de Nikki Haley ce 5 avril lors de la réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, qui affirmait que si aucune représaille n'était décrétée contre la Syrie, les Etats-Unis pourraient mener leur «propre action». «En matière militaire, je n'aime pas dire quand je passe à l'acte ni ce que je fais», a fait savoir Donald Trump. «Je n'ai pas dit que je ne ferai rien, d'une manière ou d'une autre, mais je ne le dirai certainement pas aux médias», a-t-il ajouté.

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