Le premier ministre turc, Binali Yildirim, a confirmé la fin de l’offensive baptisée « Bouclier de l’Euphrate », lancée en août, sans exclure d’autres campagnes dans le pays.

L'opération «Bouclier de l'Euphrate» lancée par l'armée turque en août 2016 vient de prendre fin, a annoncé Binali Yildirim, le Premier ministre turc, dans un entretien accordé à la chaîne NTV le 29 mars.

«Le but était d'assurer la sécurité nationale, de repousser la menace de Daesh et de permettre le retour des réfugiés syriens chez eux : c'est une mission accomplie avec succès», a par ailleurs annoncé le gouvernement dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion de sécurité à laquelle participait également le président turc Recep Tayyip Erdogan.

L'objectif était surtout pour Ankara de sécuriser sa frontière avec la Syrie en repoussant à la fois l'Etat islamiques et les forces kurdes - deux mouvements que la Turquie considère comme terroristes. L'armée turque s'est notamment appuyée sur les forces démocratiques syriennes, également soutenues par les Etats-Unis.

Les Etats-Unis et la Turquie, alliés au sein de l'Otan, sont en désaccord au sujet de la principale milice kurde en Syrie, les Unités de protection du peuple kurde (YPG), soutenues par Washington pour lutter contre les jihadistes de l'EI mais qu'Ankara considère comme un groupe «terroriste» lié aux séparatistes kurdes qui combattent en Turquie depuis 1984.

«Coopérer avec une organisation terroriste ne grandit pas les Etats-Unis», a déclaré mercredi le Premier ministre turc, jugeant cette coopération «immorale».

Les milices kurdes sont considérées par Ankara comme une extension du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), organisation classée «terroriste» par la Turquie et ses alliés occidentaux.

La Turquie s'est rapprochée ces derniers mois de la Russie, qui soutient militairement le régime du président syrien Bachar al-Assad, pour tenter de mettre fin à six ans de guerre meurtrière. Mais Ankara a manifesté une inquiétude croissante face au rapprochement apparent de Moscou avec les YPG.

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