Interrogé dans l'émission "Today" sur NBC, l'ancien président républicain n'a pas ménagé ses critiques contre le nouveau locataire de la Maison-Blanche.

Silencieux lors des deux précédents mandats menés par Barack Obama, Georges W.Bush a choisi la sortie d’un nouveau livre-portraits en l’honneur des anciens combattants blessés dans les guerres en Afghanistan et en Irak pour prendre la parole et critiquer les positions du nouveau locataire du 1600, Pennsylvania Avenue. Dans une interview accordée au nouveau numéro du magazine People , l’ancien président, aux côtés de sa femme Laura, n’a en effet pas mâché ses mots envers la nouvelle politique américaine, sans jamais pour autant citer le principal intéressé. "Je n’aime pas le racisme, je n’aime pas les injures et je n’aime pas les gens qui se sentent étrangers". Des propos qui rejoignent ceux tenus en début de semaine sur NBC quant au décret présidentiel interdisant temporairement l’accès du territoire aux ressortissants de 7 pays musulmans. "Je suis favorable à une politique d’immigration accueillante et qui respecte la loi", avait-il alors déclaré.

Selon George W. Bush, qui a dû faire face aux attentats du 11-Septembre, les attaques du président Donald Trump contre la communauté musulmane se trompent de cible, "les terroristes n’étaient pas des gens religieux".

L’ancien président s’est dit opposé à la fermeture des frontières aux ressortissants de sept pays musulmans, décrétée par le président - et annulée par les juges. Il a laissé entendre que ces moulinets étaient inutiles, et qu’une attitude conciliante aurait beaucoup plus succès.

"C’est très important pour nous de reconnaître qu’une de nos forces, c’est de laisser les gens prier comme ils veulent, ou ne pas prier du tout. Le fondement de notre liberté, c’est le droit de croire librement."

Il poursuit : "J’ai compris tout de suite que c’était un conflit idéologique, et que ceux qui tuent des innocents ne sont pas des gens religieux. Ce sont des gens qui veulent promouvoir une idéologie, et nous avons dû faire face à ce type d’idéologies dans le passé."

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