Le projet d’attentat déjoué était imminent. Des explosifs ont été découverts vendredi lors des interpellations à Montpellier, dans le sud de la France

Quatre personnes, dont une adolescente de 16 ans, soupçonnées de préparer un attentat en France, ont été arrêtées vendredi à Montpellier (sud), indique une source policière. «La volonté de passer à l’acte et de confectionner plusieurs engins explosifs semble matérialisée», a annoncé une source policière, se félicitant d’un «projet d’attentat déjoué».

«Les quatre suspects, âgés de 16, 20, 26 et 33 ans, ont été arrêtés après qu’ils ont acheté de l’acétone», pouvant servir à la confection d’un engin explosif, a expliqué une autre source policière. Parmi eux, une jeune fille de 16 ans avait été repérée sur les réseaux sociaux, après avoir exprimé la volonté de partir en zone syro-irakienne ou sinon de frapper la France.

Selon une source proche de l'enquête, les quatre suspects sont des ressortissants français. Selon la déclaration de M ; Le Roux, un dispositif explosif improvisé partiellement assemblé a également été trouvé dans le cadre de l'enquête. Lorsqu'ils ont été arrêtés, les comploteurs venaient de commencer à fabriquer du TATP, le même explosif utilisé dans les attentats de Paris et de Bruxelles. Le TATP, ou triacétone triperoxyde, est une poudre chimique fabriquée à partir de produits ménagers courants qui peuvent exploser lorsqu'ils sont soumis à la chaleur ou à la friction. Les arrestations à Montpellier, à Clapiers et à Marseillan font suite à une enquête de deux semaines menée par la division antiterroriste du parquet de Paris, en collaboration avec la police judiciaire de Montpellier et la police nationale.

Bruno Le Roux a loué le travail des enquêteurs qui ont conduit aux arrestations, « parmi lesquelles trois sont directement soupçonnés de préparer une attaque violente contre notre territoire ». La police antiterroriste française a procédé vendredi à l'assaut de cet appartement où des suspects soupçonnés d'avoir participé à la préparation d'une attaque ont été arrêtés à Clapiers, près de Montpellier, dans le Sud de la France. L'annonce intervient une semaine après qu'un soldat ait tiré sur un homme qui brandissait une machette près du musée du Louvre à Paris. Les autorités françaises ont ouvert une enquête pour terrorisme après que la police ait dit que l'homme, un Egyptien de 29 ans et résident des Émirats arabes unis, ait brandit une machette et crié, en se précipitant sur les soldats, « Allahu akbar », une expression arabe qui se traduit par « Dieu est le plus grand ». Un soldat a été légèrement blessé.

La France est en état d'urgence depuis les attentats terroristes de Paris en novembre 2015, au cours desquels 130 personnes ont été tuées et des centaines blessées dans des massacres ayant eu lieu dans une salle de spectacle, un stade et des cafés. En janvier suivant, 17 personnes avaient été tuées dans des attaques à Paris contre le magazine satirique Charlie Hebdo et dans une épicerie cacher, et dans la banlieue parisienne de Montrouge. En juillet dernier enfin, un Tunisien radicalisé avait foncé au volant d'un camion de 20 tonnes dans la foule se trouvant sur la Promenade des Anglais à Nice lors de la Fête Nationale, tuant 86 personnes et en blessant 200 autres.

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