«C’est un attentat terroriste.» En elle-même, cette affirmation à propos de l’attaque contre le Centre culturel islamique de Québec montre que les habitants de cette province du Canada et plus largement de tout le pays viennent de constater qu’ils ont rejoint la «communauté internationale» des populations qui vivent avec l’angoisse de ce fléau. Ils ont la preuve concrète que le terrorisme agit partout, sans frontières et ne s’arrête aux portes d’aucun pays. Ils ont eu le concentré de ce qu’est le terrorisme : il frappe là où on s’y attend le moins, y compris dans une ville réputée paisible, dans un lieu de culte musulman, dans ce cas, et contre des personnes rassemblées pour une prière.

Autre caractéristique «commune» : la confession et la nationalité des victimes importent peu aux terroristes. Le seul effet de surprise dans l’acte barbare commis au Québec provient de l’identité et du comportement du tueur : il porte un nom à consonance «non musulmane» et il ne s’est pas fait abattre pour mourir en martyr, préférant se rendre à la police. On dit que des gens ont entendu crier «Allah Akbar !» au moment de l’attaque, mais, dans cette tuerie, il n’y a aucune trace du «label» sinistre des organisations terroristes, comme Daech ou Al-Qaïda, qui ont déjà frappé dans les capitales et dans les villes des pays occidentaux, et dont on annonce régulièrement le démantèlement des cellules. Le résultat est le même : c’est dans un autre Québec que ses habitants vont vivre dorénavant. Ils devront s’y résoudre.

Les spécialistes qui observent la vie communautaire dans cette province disent qu’il ne s’agit pas d’un «acte isolé». Ils n’évoquent pas pour le moment la catégorie des «agents dormants» qui attendent l’opportunité d’assouvir leur haine à travers ce genre de crimes. Lire la suite sur algeriepatriotique.

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