Chose promise, chose due: après le mur à la frontière avec le Mexique, Donald Trump signe un décret pour suspendre le programme d'admission des réfugiés et interdisant l’accès au territoire américain aux visiteurs en provenance de plusieurs pays à majorité musulmane.

Une semaine après son entrée en fonction, Donald Trump continue à mettre en œuvre ses promesses préélectorales. Le nouveau chef d'État américain a ainsi signé vendredi un document intitulé « Protéger la nation contre l'entrée de terroristes étrangers aux États-Unis ». Un décret qui vise à geler pour quatre mois le programme d'accueil de réfugiés et à interdire l'entrée sur le territoire américain aux ressortissants de plusieurs pays musulmans. Selon Reuters, il s'agit de l'Irak, de l'Iran, de la Libye, de la Somalie, du Soudan et du Yémen. L'entrée des refugiés syriens quant à eux est suspendue pour une période indéterminée.

Le nombre de réfugiés que les États-Unis s'engagent désormais à accueillir est plafonné à 50 000, toutes nationalités confondues, alors que depuis le début de l'année financière (octobre 2016), le pays en a déjà accepté près de 30 000. À titre de comparaison, l'administration de Barack Obama s'était donnée pour objectif d'accepter 100 000 réfugiés en 2017.

Les mesures annoncées ce vendredi figuraient en bonne place dans la campagne électorale de Donald Trump, qui avait un temps évoqué d'interdiction de l'accès aux États-Unis à tous les musulmans.

La guerre civile en Syrie et les violences en Irak, deux pays où Daech a conquis des territoires entiers, ont provoqué un afflux de réfugiés dans le monde et notamment en Europe.

S'agissant de la seule Syrie, la suspension du programme d'accueil des réfugiés restera en vigueur jusqu'à nouvel ordre, Donald Trump ajoutant toutefois qu'une priorité sera accordée aux minorités religieuses, ce qui favorisera les chrétiens de Syrie.

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