Alors que les sondages récents montrent une légère baisse de la note de leader du Front national de l'extrême droite, Le Pen a intensifié son opposition à l'OTAN et à l'Union européenne, promettant de prononcer un référendum sur Frexit.

Le chef de l'extrême droite du Front national Marine, Le Pen, a exhorté les Etats membres de l'UE à mettre fin à l'hégémonie bruxelloise tout en demandant la tenue d'un référendum sur l'adhésion de la France à l'UE. Ses remarques sur Frexit sont venues après l'attaque terroriste de Berlin, qui est considérée comme un échec de sécurité transfrontalier récent.

«Le Frexit est dans mon programme : le peuple doit avoir l'opportunité de voter pour la libération de l'esclavage et du chantage imposé par les technocrates du Bruxelles, afin de retrouver la souveraineté de son pays», a déclaré Marine Le Pen au journal grec Dimokratia.

La résistance à l'immigration, anti-UE et anti-zone euro sont des questions centrales de Le Pen dans sa candidature pour la présidence française aux élections de l'année prochaine.

Néanmoins, elle a précisé les détails des contours que pourrait revêtir cette souveraineté retrouvée si elle était élue en 2017, évoquant notamment le positionnement diplomatique de la France. «L'OTAN a été créée lorsque le Pacte de Varsovie constituait une menace d'expansion du communisme de l'Union soviétique», a-t-elle rappelé. «Mais l'URSS n'existe plus, le Pacte de Varsovie non plus : Washington maintient la présence de l'OTAN pour servir ses intérêts en Europe». Un Frexit, dans la perspective du Front national, impliquerait donc un retrait de l'OTAN - la France étant revenue dans le commandement intégré en 2008 sous l'impulsion de François Fillon et Nicolas Sarkozy.

Elle s'est plutôt concentrée sur les plans agressifs de Fillon pour réduire les dépenses du secteur public, appelant cela une attaque contre les travailleurs français, qu'elle et son commandant en second, Florian Philippot, ont promis de protéger.

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