Proposé par l’Egypte, le texte affirme que les colonies « mettent gravement en péril la viabilité de la solution à deux Etats », qui ferait coexister Israël et un Etat palestinien.

Une résolution réclamant l'arrêt de la colonisation israélienne dans les Territoires palestiniens a été adoptée ce vendredi par le Conseil de sécurité de l'ONU après la décision des Etats-Unis de ne pas utiliser leur droit de veto.Israël a d'ores et déjà annoncé qu'elle ne se conformerait pas aux volontés du texte de l'ONU. 

    
Dans un renversement de leur position habituelle sur ce dossier, les Etats-Unis se sont abstenus. Les 14 autres membres du Conseil de sécurité ont eux voté en faveur du texte. Il s'agit d'"un grand camouflet" pour Israël, a immédiatement réagi Nabil Abou Roudeina, porte-parole de la présidence palestinienne. "Il s'agit d'une condamnation internationale unanime de la colonisation et d'un fort soutien à une solution à deux Etats", a-t-il ajouté. 

Les Etats-Unis n'opposent pas leur veto   

 

Ce texte, rédigé par les Palestiniens, était à l'origine porté par les Egyptiens. Il exhorte Israël à "cesser immédiatement et complètement toute activité de colonisation en territoire palestinien occupé, dont Jérusalem-Est", et a déclenché une offensive diplomatique de la part de l'Etat hébreu qui s'est immédiatement tourné vers son allié américain. L'initiative paraissait naturelle tant les Américains ont appuyé leur partenaire du Proche-Orient ces dernières décennies. Washington a en effet utilisé son droit de veto trente fois pour bloquer des résolutions concernant Israël et les Palestiniens, selon l'organisation Security Council Report.

Il est finalement apparu clair aux Israéliens qu'à quelques jours de céder le pouvoir à Donald Trump, dont l'une des promesses de campagne est de reconnaître Jérusalem comme "capitale indivisible" d'Israël, l'équipe de Barack Obama  n'avait pas l'intention de faire usage de son droit de veto.«Israël rejette cette résolution anti-israélienne honteuse des Nations unies et ne s’y conformera pas», ont fait savoir les services de M. Netanyahou vendredi.«Au moment où le Conseil de sécurité ne fait rien pour arrêter le massacre d’un demi-million de personnes en Syrie, il se ligue contre la seule vraie démocratie au Moyen-Orient, Israël, et qualifie le mur occidental (mur des Lamentations) de “territoire occupé”», poursuit le communiqué.

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