Le chef d'Etat russe a condamné l'attentat contre l'ambassadeur russe, qu'il qualifie de provocation destinée à «compromettre le processus de paix en Syrie». Une commission d'enquête a été mise en place, en coopération avec la Turquie.

«Nous devons savoir qui a donné les ordres», a martelé Vladimir Poutine, après avoir présenté ses condoléances à la famille de l'ambassadeur russe en Turquie Andreï Karlov.

Selon le chef de l'Etat russe, il s'agit d'une provocation visant à saper les bonnes relations entre la Turquie et la Russie, ainsi que le règlement de la crise en Syrie.

Il faut renforcer la lutte contre le terrorisme en réaction à cet assassinat odieux, a déclaré Vladimir Poutine. Le Conseil de sécurité de l'Onu a qualifié l'assassinat du diplomate d'attentat et l'a condamné. Les membres du Conseil de sécurité ont appelé à retrouver les auteurs de cette attaque et à les traduire en justice. Le président turc Recep Tayyp Erdogan a présenté ses condoléances au président russe lors d'un entretien téléphonique. Il a condamné le meurtre abject du diplomate russe. Le nouveau président américain Donald Trump, dont la victoire à la présidentielle du 8 novembre a été confirmée lundi par le Collège électoral des Etats-Unis, a aussi dénoncé l'assassinat de l'ambassadeur russe par un « terroriste islamique radical ». La chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini a exprimé ses condoléances au ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov suite au meurtre de l'ambassadeur russe à Ankara Andreï Karlov. Elle a en outre annoncé sur Twitter être en contact avec les autorités turques concernant cette tragédie.
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