Poursuivant les opérations de nettoyage de divers quartiers d’Alep, l’armée syrienne est parvenue à libérer plus de 80 % de l'est de la ville.

Les forces du président Bachar el-Assad, appuyées par des combattants étrangers notamment irakiens et libanais, ont pris dans la nuit la totalité du quartier de Qadi Askar qui était contrôlé par les rebelles depuis 2012, a indiqué l'OSDH. Elles avaient déjà reconquis ces derniers jours les quartiers de Karam al-Myessar et Karam al-Tahhan et Karam al-Qatarji. Des centaines de civils ont fui l'avancée de l'armée syrienne, selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

L'armée encercle maintenant le vaste quartier de Chaar, dans le sud d'Alep-Est, selon l'OSDH, une organisation qui dispose d'un large réseau de sources dans la Syrie en guerre. La prise de Chaar permettrait aux forces progouvernementales de contrôler 70% d'Alep-Est. Cette métropole du nord du pays est divisée depuis 2012 entre des zones tenues par le régime dans l'ouest et des quartiers rebelles dans l'est. Le pouvoir a lancé le 15 novembre une vaste offensive pour reconquérir la totalité de la ville.

Une reprise totale d'Alep, deuxième ville du pays, représenterait la plus grande victoire de Bashar al-Assad dans le conflit, qui a fait plus de 300.000 morts depuis mars 2011. Principale alliée de Bachar el-Assad, la Russie a annoncé des discussions cette semaine avec les États-Unis pour envisager l'évacuation des milliers de rebelles d'Alep-Est. Mais la tenue d'une telle réunion a été annulée.

Imputant l'annulation de la rencontre à Washington, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a accusé les États-Unis de refuser un «dialogue» sérieux, en particulier concernant le sort des rebelles syriens, afin de leur permettre de «gagner du temps». Ce à quoi son homologue américain John Kerry, dont le pays soutient les opposants à Bachar el-Assad, a opposé un démenti. «Je ne suis pas au courant du moindre refus précis ou de ce qu'est ce nouveau plan» pour Alep. La diplomatie américaine n'a jamais confirmé cette réunion mais lundi, John Kerry a évoqué une nouvelle entrevue avec Sergueï Lavrov mercredi ou jeudi à Hambourg, en marge des réunions de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE).

A lire: Trump: la situation en Syrie serait encore pire sans Assad

(L'article date d'avant les élections américaines)