Le ministre tunisien des Affaires religieuses, Abdeljalil Salem, a été démis aujourd’hui de ses fonctions. Il est accusé de non-respect des règles de l’action gouvernementale et d'atteinte aux principes de la diplomatie tunisienne.

Il y a des constances de la diplomatie tunisienne qu’il ne faut pas enfreindre. Le ministre tunisiens des Affaires religieuses l’a su à ses dépens. Il a été démis de ses fonctions aujourd’hui suite, à des déclarations selon lesquelles l’école wahhabite est à l’origine des conflits et de la montée de l’extrémisme et du terrorisme dans le monde musulman, selon le site tunisien directinfo.webmanagercenter.com. Ainsi, le ministre faisait allusion à peine voilée à l’Arabie saoudite, terre du wahhabisme, que d’aucuns pointent du doigt face à la montée de l’extrémisme religieux et aux conflits qui touchent un certain nombre de pays arabes.

Il a fait cette déclaration «lors de son audition, jeudi, par la commission parlementaire des droits, des libertés et des relations extérieures», selon le site d’information, poussant le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a le démettre ce vendredi «pour non-respect des règles de l’action gouvernementale et atteinte aux principes et constantes de la diplomatie tunisienne». Le Premier ministre tunisien a tenu a réaffirmé dans un communiqué que «les relations entre la Tunisie et le royaume d'«Arabie saoudite sont basées sur l’harmonie et la coopération et que nul ne peut mettre en cause les relations solides et profondes établies entre les deux pays».

En attendant la nomination d’un nouveau ministre, c’est Ghazi Jeribi, ministre de la Justice, qui assure l’intérim du département des Affaires religieuses.

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