au moins 25 personnes, dont six gendarmes, tuées jeudi et vendredi lors de violences déclenchées par des groupes armés à Bambari

Au moins 25 personnes, dont six gendarmes, ont été tuées jeudi et vendredi lors d'affrontements entre bandes armées dans le centre de la Centrafrique, où de telles violences se multiplient ces dernières semaines, avant la fin, lundi, de l'opération militaire française Sangaris.  

Au moins 25 personnes, dont six gendarmes, ont été tuées jeudi et vendredi lors d'affrontements entre bandes armées dans le centre de la Centrafrique, où de telles violences se multiplient ces dernières semaines, avant la fin, lundi, de l'opération militaire française Sangaris.  

Faut-il maintenir ou non la présence des troupes étrangères en Centrafrique?

Telle est la question qui fait l’actualité en ce moment dans ce pays toujours en crise. Le départ annoncé des soldats français de la mission Sangaris et la demande du retrait des casques bleus exigée par une partie de la société civile alimente les débats dans les rues de Bangui .

En effet, les beaux discours ne trompent plus personne car le feu prend partout. Le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif sont, de plus en plus, discrédités par la population et honnis par le million de réfugiés, de déplacés, de sinistrés et des parents des victimes qui se comptent par centaines.

Bangui au bord du gouffre

Chaque jour les tueries ensanglantent le peuple centrafricain dans l’indifférence des médias internationaux et du pouvoir issu des élections de février 2016 qui avait déjà fait preuve de son incurie avant 2013.

Lundi 24 octobre c’était le mot d’ordre « Bangui ville morte »,  lancé par un petit groupe peu représentatif mais qui a été néanmoins très suivi par la population excédée par l’anarchie galopante et qui s’en prend désormais à la Minusca accusée de tous les maux. La répression s’est traduite par six tués et des blessés. Mardi 25 et Mercredi 26 octobre ce sont les rezzous du « general » Sidiki qui ont détruit plusieurs villages dans l’Ouham-Pende notamment près de Bocaranga et Koui avec leur lot de victimes et de sinistrés. Jeudi 27 octobre, les affrontements ont eu lieu près de Grimari dans la Ouaka faisant une dizaine de morts. Le dénombrement macabre est désormais quotidien et sans fin, jusqu’a quand ?

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