Après le Burundi et l’Afrique du Sud, le pays compte se retirer de la Cour pénale internationale, estimant que seuls les pays africains sont accusés et condamnés par l’instance judiciaire.

Dans une déclaration à la télévision nationale reprise sur les réseaux sociaux et diffusée sur YouTube, le ministre a accusé la CPI de "persécution envers les Africains, en particulier leurs dirigeants", alors que selon lui "au moins 30 pays occidentaux ont commis des crimes de guerre" depuis la création de cette juridiction sans être inquiétés.

« Cette action est justifiée par le fait que la CPI, malgré son nom de Cour pénale internationale, est en fait un tribunal international caucasien pour la persécution et l’humiliation des personnes de couleur, en particulier les Africains », a déclaré à la télévision nationale le ministre de l’Information, Sheriff Bojang.

Le ministre sénégalais se doute de la décision que les deux pays africains ont adoptée. Il veut parler de l’Afrique du Sud et du Burundi. « Leur décision ne serve de précédent pour d’autres Etats africains à quitter la CPI », dit-il.

« J’appelle les dirigeants africains et les peuples d’Afrique qui sont encore membres de la CPI à prendre ensemble une mesure collective pour se retirer de la CPI », indique le communiqué, en provenance de la présidence soudanaise.

Pour Omar El-Béchir, le mouvement de retrait collectif sera la mise en œuvre de la décision prise récemment lors du sommet de l’Union Africaine à Kigali (Rwanda).

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