A l'approche des élections présidentielles de 2017, les banques françaises rechignent à financer la campagne de Marine Le Pen. Le Front national, son parti, n'exclut pas d'emprunter les sommes nécessaires à des banques émiraties.

«S’il faut aller emprunter à l’étranger, nous irons emprunter à l’étranger, il n’y a aucune exclusive à ça. Que ce soit en Russie en Argentine ou aux États-Unis. Et pourquoi pas au Moyen-Orient», confirmait sur France 3 Wallerand de Saint-Just, trésorier du FN, pendant «les estivales de Fréjus».

Les difficultés de financement qui touchent le FN l'avaient déjà conduit à se tourner vers des banques russes en 2014, les seules à avoir accepté de lui prêter de l'argent. Désormais, ce serait avec les Emirats arabes unis (EAU) que le parti aurait entamé un dialogue dans le but d'obtenir un prêt, rapporte le site Mediapart

«Il y a une différence fondamentale entre le Qatar et les Émirats arabes unis. Les Émirats combattent l’islamisme radical, le Qatar soutient et finance les factions islamistes. Ce que je constate, c’est que sous François Hollande comme sous Nicolas Sarkozy, la classe politique française a fait preuve d’une grande complicité avec le Qatar», déclare ce lundi le secrétaire général du FN Nicolas Bay.  

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