Une loi votée par le parlement irakien dans la nuit de samedi à dimanche interdit tout : consommation, production et importation d'alcool.

Jusqu'alors, l’alcool n’était pas interdit en Irak. Même si l'islam le proscrit, on en sert dans des bars, de nombreuses échoppes des grandes villes, à Bagdad, dans le nord où l’on produit aussi de la bière, de la vodka. Mais il faudra parler de cela au passé puisqu’une loi votée dans la nuit de samedi à dimanche, totalement par surprise, interdit tout : consommation, production, importation.

«Toute violation sera punie d'une amende de 10 à 25 millions de dinars (7 300 à 18 000 euros)», a-t-il précisé en indiquant qu'il contesterait ce texte devant la Cour fédérale.

Selon un député et un responsable du Parlement irakien, l'interdiction a été introduite à la dernière minute et de manière surprenante dans un projet de loi sur les municipalités.

Les partisans de l'interdiction ont affirmé que celle-ci était justifiée par la Constitution, qui proscrit, selon eux, toute loi en contradiction avec les préceptes de l'islam.

Mais pour certains opposants, cette nouvelle loi viole la même Constitution qui garantit les traditions de toutes les minorités du pays.

La loi islamique ne régit pas l’Irak et c’est bien ce qui fait polémique. La population est musulmane à 96%, mais les minorités, les chrétiens notamment, ont le quasi monopole de ces ventes d’alcool et pour eux, dont les boutiques sont régulièrement attaquées, c’est un vrai coût économique, qu’ils comptent d’ailleurs combattre devant les tribunaux.

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