Amar Saadani était secrétaire général du FLN depuis 2013. Il a mis le pouvoir dans l’embarras par de violentes accusations contre l’ancien chef des services de sécurité.

Amar Saadani, secrétaire général du Front de libération national, « parti du pouvoir et non parti au pouvoir », comme tiennent à le préciser les observateurs de la vie politiquealgérienne, a démissionné samedi 22 octobre pour « raisons de santé ».

L’explication laisse de marbre les médias algériens qui considèrent que le départ du très polémique dirigeant du FLN a été tout simplement décidé par le président Abdelaziz Bouteflika, formellement président du FLN, ou par son entourage immédiat.

M. Saadani a mis en cause l’ancien chef des services de renseignements, le général major Mohamed Mediene, dit Toufik, limogé en septembre 2015, en l’accusant d’être le chef de file des anciens officiers de l’armée française et suggérant qu’il servait des intérêts extérieurs.
Suite à ce discours, Amar Saadani aurait reçu l’ordre de quitter le FLN.

Le parti des travailleurs a réagit à cette démission “ le désormais ex-secrétaire général du FLN a pollué la scène politique par ses attaques contre le multipartisme, contre les institutions de l’État, contre les patriotes de tout bord, contre des Moudjahidin et Moudjahidate, semant au passage fitna, haine », a écrit Ramdane Tazibt, député et cadre du PT, sur sa page Facebook.

Amar Saadani a été désigné secrétaire général du FLN en août 2013, il avait été reconduit dans ses fonctions en mai 2015 pour un mandat de cinq ans.

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