Le candidat du parti chrétien-démocrate a été menacé d’exclusion de la primaire de la droite pour ses propos sur «les lobbies sionistes».

La polémique enfle après les propos de Jean-Frédéric Poisson sur les « lobbies sionistes » aux Etats-Unis:

Jean-Frédéric Poisson a affirmé que « la proximité de Clinton avec les super-financiers de Wall Street et sa soumission aux lobbies sionistes sont dangereuses pour l’Europe et la France ».

Très influent dans l’Hexagone, équivalent – toute proportion gardée – de l’American Israel public affairs committee (Aipac), le Crif a actionné ses relais qui tirent à boulets rouges sur cet «ennemi d’Israël». Très crainte, cette organisation a enjoint au président de la commission d’organisation de la primaire, un député des Républicains, le parti de Nicolas Sarkozy, Thierry Solère, de sanctionner Jean-Frédéric Poisson dont le «dossier» sera évoqué lors d’une prochaine réunion de cette commission, prévue le 26 octobre prochain. Autant dire que c’en est fini de ce candidat «indiscipliné». L’argument avancé par ce député pour justifier cette «colère partagée» est tirée par les cheveux. Tentant d’expliquer l’inexplicable, Thierry Solère argue que «dans notre pays (la France, ndlr), l’évocation du «lobby sioniste» n’a pas la même signification qu’aux Etats-Unis» et que «cette expression nourrit les thèses conspirationnistes et a un caractère insidieusement antisémite» (sic).

Ne proférant aucune insulte ni accusation contre la communauté juive, le malheureux candidat français avait simplement déclaré à un média français qu’«il y a un lobby sioniste aux Etats-Unis, notamment l’Aipac, qui est une organisation très connue, très ancienne, qui d’ailleurs fait profession d’exercer son travail de pression sur les responsables politiques américains». Une affirmation tellement vraie qu’elle se confirme de plus en plus tout au long de la campagne présidentielle qui bat son plein aux Etats-Unis. Le candidat antisystème Donald Trump affronte, lui aussi, la colère du lobby sioniste qui a braqué son redoutable appareil de propagande sur lui pour le discréditer et donner ainsi l’avantage à la candidate de ce puissant groupe de pression, Hillary Clinton. Donald Trump a même été jusqu’à remettre en cause l’intégrité des élections dans son pays, laissant entendre que la fraude existe dans la «plus grande démocratie du monde». Le doute est désormais permis.

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