L'Unesco a adopté jeudi une résolution passant sous silence les liens historiques du Mont du Temple et du Judaïsme. Le régime sioniste a suspendu vendredi sa coopération avec l’Unesco.

Au total, vingt-quatre pays avaient voté en faveur de cette résolution, six ont voté contre (les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Lituanie et l'Estonie) et vingt-six se sont abstenus. Deux n'étaient pas présents lors du vote. Selon des sources internes interrogées par le quotidien israélien Haaretz, Israël est parvenu, au terme d'importants efforts diplomatiques, à convaincre l'ensemble des pays européens de ne pas voter pour, ainsi que l'Argentine, le Togo ou encore l'Inde.

Le texte de la résolution, proposé par la Palestine, l'Egypte, l'Algérie, le Maroc, le Liban, Oman, le Qatar et le Soudan, condamne de manière générale Israël pour sa gestion des lieux sacrés, notamment à Jérusalem. Il affirme également que Jérusalem est une ville sainte pour les trois religions monothéistes, le Judaisme, l'Islam et la Chrétienté. Mais il inclut un passage évoquant la question ultra sensible du Mont du Temple, et qui , rappelant que le site est sacré que pour les Musulmans, omet d'évoquer le fait qu'il l'est également pour les Juifs. Le site n'est ainsi qualifié que par ses noms musulmans, la mosquée d'Al-Aqsa et «Haram al-Sharif».

Le Japon a, de son côté, annoncé vendredi ne pas avoir payé cette année sa part de financement de l’Unesco, un an après avoir fustigé la décision de l’organisme onusien d’inscrire des documents relatifs au massacre de Nankin – une vague d’atrocités commises par l’armée impériale japonaise en 1937 en Chine – dans son Registre de la mémoire du monde.

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