Le ministre syrien des affaires étrangères a accusé le discours du secrétaire général de l'ONU à la tribune de l'Assemblée générale.

"Les propos de Ban Ki-moon aujourd'hui sur la Syrie sont très éloignés des dispositions de la charte de l'ONU qui doivent être respectées par (la personne) qui occupe le poste de secrétaire général", a affirmé le ministère cité par l'agence officielle Sana.

"Au cours du mandat de Ban Ki-moon, les Nations unies se sont écartées de leur rôle de trouver des solutions aux problèmes internationaux et n'ont réussi à résoudre aucun conflit", a ajouté le texte. 

Et d'ajouter que sous Ban Ki-moon, « l'Onu s'est détourné de son rôle qui consiste à rechercher des solutions justes lors du règlement des problèmes internationaux et n'a apporté aucun problème sous sa direction ».

A la fin du message, on lit que ''Le peuple syrien n'a pas besoin des paroles de Ban Ki-Moon".

Le discours de Ban ki-Moon

Il a critiqué les multiples protagonistes qui "alimentent la machine de guerre", soulignant la présence dans la salle de l'Assemblée de gouvernements qui ont "facilité, financé ou même participé aux atrocités commises par toutes les parties au conflit".

Il a qualifié les travailleurs humanitaires en Syrie de "héros" et leurs agresseurs de "lâches" qui devront "répondre de ces crimes".

Le conflit en Syrie est celui "qui fait le plus de morts et qui sème le plus d'instabilité", a-t-il noté, en s'en prenant particulièrement au régime du président Bachar al-Assad.

"Beaucoup de groupes ont tué des civils innocents mais aucun autant que le gouvernement syrien qui continue d'utiliser des barils d'explosifs contre des zones résidentielles et de torturer systématiquement des prisonniers".

Le conflit en Syrie, qui a fait 300.00 morts et jeté sur les routes des millions de réfugiés, devrait dominer les travaux de cette 71e session de l'Assemblée.

Les Etats-Unis et la Russie présidaient mardi à New York une réunion internationale cruciale sur la Syrie pour tenter de sauver ce qui reste du processus diplomatique.

Le groupe international de soutien à la Syrie (GISS), qui rassemble 23 pays et organisations internationales, va tenter de remettre sur les rails la trêve décidée le 9 septembre par Washington et Moscou.

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