A l’issue de 14 heures de pourparlers, une durée record, les parties russe et américaine sont enfin parvenues à s’entendre sur la voie à suivre en vue de la résolution de la crise syrienne.

"Aujourd'hui, Sergueï Lavrov et moi, au nom de notre président et notre pays, appelons tous les acteurs syriens à soutenir le plan auxquels sont parvenus les Etats-Unis et la Russe, pour (...) mettre un terme le plus vite possible à ce conflit catastrophique par un processus politique", a dit le secrétaire d'Etat américain, John Kerry.

Les militaires des deux pays vont ainsi partager des informations sur les frappes aériennes, ce que les Etats-Unis ont par ailleurs longtemps refusé. Un centre conjoint créé à ces fins se chargera également de différencier l'opposition modérée des terroristes, a précisé M.Lavrov.

Moscou et Washington ont également évoqué l’idée d’une trêve en Syrie dont le début coïncidera avec la principale fête musulmane, l'Aïd el-Adha, qui aura lieu le 12 septembre. L'accès de l’aide humanitaire à Alep et la création d'une zone démilitarisée ont également été au centre des débats.

Alep, la grande ville du nord, connaît une situation humanitaire effroyable. Les quartiers Est de la ville et principal front du conflit, contrôlés par les rebelles, sont assiégés pour la deuxième fois en deux mois.

John Kerry a réclamé un accès "sans entrave et durable" aux zones assiégées et difficiles d'accès, y compris Alep, pour l'aide humanitaire.

S'il a salué l'accord, Staffan de Mistura, l'envoyé spécial de l'ONU, a dit "attendre de toutes les parties qu'elles facilitent les efforts des Nations unies visant à livrer de l'aide humanitaire aux populations qui en ont besoin, y compris celles qui vivent dans les zones assiégées".

"Les Nations unies espèrent que la volonté politique qui a mené à cet accord est durable", a-t-il ajouté.

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