L'échec des négociations russo-américaines intervient au moment où le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a été chassé des dernières positions qu'il tenait le long de la frontière turque en Syrie, tandis que le régime de Damas assiégeait encore les quartiers rebelles d'Alep.

Moscou et Washington, qui effectuent séparément des frappes contre les jihadistes en Syrie, restent en désaccord sur le sort du président syrien Bachar al-Assad, ainsi que sur le ciblage par Damas des forces de l'opposition syrienne, avec l'appui de la Russie.

La guerre en Syrie a poussé à la fuite plusieurs millions de personnes depuis mars 2011, et le désastre humanitaire que représentent les flux des réfugiés a largement été abordé à Hangzhou, selon de hauts diplomates européens. 

La Maison Blanche est réticente à associer M. Obama à un accord qui pourrait ne pas être respecté. De précédentes trêves en Syrie se sont rapidement détériorées. M. Obama avait indiqué dimanche que les Etats-Unis abordaient les négociations "avec un certain scepticisme. Mais cela vaut le coup d'essayer", avait-il souligné.

La Maison Blanche est aussi réticente à l'idée d'offrir à M. Poutine une occasion de gagner une légitimité internationale alors qu'il soutient le régime d'Assad accusé d'avoir utilisé des armes chimiques.

La guerre en Syrie, qui a fait plus de 290.000 morts, a poussé à la fuite plusieurs millions de personnes depuis mars 2011, provoquant un désastre humanitaire qui a atteint les portes de l'Europe.

A lire: Les femmes syriennes envoient leurs fils joindre l'armée syrienne pour «la victoire ou le martyre »