Cinq jours après l’attentat de Nice, c’est l’heure des premières obsèques. Après identification des victimes et des circonstances de leur mort, les permis d’inhumation sont délivrés.

Une première cérémonie mortuaire est organisée mardi 19 juillet à la mosquée Ar-Rahma, la plus grande mosquée de la ville de Nice, avant la première prière de l’après-midi (dhor). Les premiers défunts lavés pour qui une prière (salat al-janaza) sera faite sont au nombre de trois : une femme, son enfant et un homme, nous informe-t-on. D'origine tunisienne, ils vont être rapatriés le jour même vers la Tunisie. 

Le lendemain, une prière mortuaire est organisée à la mosquée Al-Forqane pour un adolescent de 13 ans et sa tante, nous indique son recteur Boubekeur Bekri, également vice-président du CRCM PACA. Ces défunts seront, quant à eux, rapatriés vers le Maroc. 

Ces cérémonies voient la présence du Conseil régional du culte musulman (CRCM) PACA et du Rassemblement des imams des Alpes-Maritimes (RIAM). Une cérémonie officielle, avec des représentants des autorités locales, à commencer par la mairie de Nice et la préfecture, pourrait être organisée jeudi 21 juillet « si des défunts peuvent être présentés »

Les premiers rapatriements organisés

Au moins 30 personnes de confession musulmane ont été tuées lors de l’attaque, impactant directement « une vingtaine de familles », sans compter les blessés parfois graves, plus nombreux que les morts, rapporte Othmane Aïssaoui, président de l’Union des musulmans des Alpes-Maritimes (UMAM) et recteur de la mosquée Ar-Rahma. 

Un lourd bilan qui s’intègre dans le lot des 84 victimes pour qui les hommages se sont multipliés. Après la minute de silence solennelle la veille, une chaîne humaine a été organisée sur la Promenade des Anglais pour déplacer les fleurs, bougies et autres marques d'hommage vers deux lieux de recueillement et ainsi permettre le nettoyage par les services municipaux du lieu ainsi que sa réouverture totale à la circulation. 

Les premières indemnisations vont être versées prochainement aux victimes de l'attentat via le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d'autres infractions (FGTI).